“Vente OM”, un repreneur présumé aux moyens illimités

Le fantasme de la revente de l’OM
refait surface ces jours-ci alors qu’un candidat présumé à l’achat
défraie la chronique en Arabie saoudite.
Il « a financé l’intégralité de sept transferts conclus par
Al-Hilal durant la période des transferts hivernaux pour la saison
2025-2026 ». Le communiqué du club de Riyad, actuel leader de
Saudi Pro
League désormais propriétaire d’un certain Karim
Benzema, rend un hommage appuyé au prince Al-Walid ben Talal.
Petit-fils du fondateur de l’Arabie saoudite, le milliardaire a
financé sur ses deniers personnels – et souverains – le fastueux
mercato d’une équipe aujourd’hui considérée comme une référence à
l’échelle du continent asiatique. Une générosité qui ne manque pas
de faire débat dans le royaume.
Cristiano Ronaldo, fer de lance d’Al-Nassr, a lancé la fronde en
se décrétant gréviste pour contester ce favoritisme et l’iniquité
d’un championnat qui lui échappe depuis trois ans maintenant. Les
investissements du prince bouleversant en effet l’équilibre
initialement voulu par le PIF, le fonds public d’investissement
saoudien qui chapeaute les quatre premiers clubs de la ligue
(Al-Hilal, Al-Nassr, Al-Ittihad et Al-Ahli).
Un passionné de football gênant pour la famille royale
Bien évidemment, l’enveloppe majuscule ainsi décachetée au
profit des Bleus de Riyad est loin d’être anodine. Al-Walid ben
Talal n’a jamais caché sa volonté de court-circuiter le PIF en
devenant propriétaire de son propre club. Sans possible
concrétisation puisque le pouvoir en place incarné par le roi
Salman et son fils Mohamed ben Salmane l’a dans le collimateur.
Cette situation, si elle venait à perdurer, pourrait faire les
affaires d’un club européen en mal de moyens. Cité il y a cinq ans
parmi les candidats au rachat de l’OM,
le prince saoudien susmentionné, doté d’une fortune de près de 20
milliards de dollars selon le magazine Forbes, pourrait revenir
rapidement sur le devant de la scène si toutefois Frank McCourt, le
propriétaire américain de l’institution phocéenne, venait à plier
bagages.


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