7 January 2026 01:09

Van Beveren s’est fait très peur !

Le 10e Dakar d’Adrien Van Beveren
a été tout près de s’arrêter dès lundi lors de la 2e étape pour le
Nordiste, victime d’une violente chute dont le 3e des deux
dernières éditions s’est sortie presque miraculeusement. Avec
beaucoup de déception mais pas de regrets pour le pilote français,
qui a néanmoins perdu beaucoup de temps au passage.

Arrivé 10e uniquement, ce lundi sur les 400 kilomètres au menu
de la 2e étape du Dakar, Adrien Van Beveren a encore abandonné de
précieuses minutes et se retrouve désormais 10e au général à déjà
plus de 14 minutes du leader et tenant du titre Daniel Sanders,
vainqueur lundi de sa première spéciale sur cette édition. Malgré
ses difficultés depuis le départ, le Nordiste a toutefois de quoi
pouvoir relativiser. Car ce Dakar, le 10e pour lui qui avait
découvert le rendez-vous en 2016, il pourrait être déjà terminé
pour celui qui avait terminé à la 3e place en 2024 et 2025.

Lundi, au-delà de perdre neuf minutes, le pilote Honda a ainsi
été victime d’une chute qui aurait pu le contraindre à se retirer
de la course dès cette 2e étape. « J’ai pris une bonne tôle.
J’ai pris une sorte de tronc d’arbre sec qui était un peu sur la
piste. J’ai crû que ça allait casser avec la roue avant, mais ça
m’a emmené la roue, je suis passé par-dessus et ça a un peu plié
tout, mais j’ai réussi à remettre la moto droite et j’ai serré les
dents jusqu’à la fin », a avoué « AVB » après
l’arrivée au micro de La Chaîne L’Equipe.

Van Beveren : « C’est
quand même assez incroyable, cet airbag
! »

Van Beveren ne cache pas qu’il s’est fait une très grosse
frayeur, conscient en parallèle que cette mésaventure aurait pu
s’avérer beaucoup plus grave. Et sur le plan sportif et, surtout,
en termes de conséquences sur sa santé pour celui qui s’en est
presque miraculeusement sorti indemne, contrairement à sa
combinaison, considérablement déchirée.

« Quand tu voles, tu te dis que le Dakar peut s’arrêter là,
et puis quand tu te relèves à peu près bien, tu es rassuré. Le plus
dur, c’est qu’il faut un moment pour se remettre dans le bain, mais
c’est le Dakar (…) L’airbag a fait le boulot – c’est assez
incroyable cet airbag (rires) – mais je suis entier, donc on lève
la tête et on continue ». Sans revoir ses ambitions à la
baisse en dépit de cette grosse peur. « On ne lâche rien. je
suis venu pour donner le meilleur et j’ai donné le meilleur. Il n’y
a pas de regrets, il y a de la déception, mais pas de regrets, ça
va aller ».

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