10 January 2026 00:31

Van Beveren n’a pas dit son dernier mot

Après une première semaine
décevante, Adrien Van Beveren, quelque peu rassuré par sa
performance du jour sur la 6e étape, ne cache pas qu’il attend
beaucoup de la suite de ce Dakar, d’autant que le Nordiste se
décrit comme un diesel.

Il ne fallait pas attendre de merveilles d’Adrien Van Beveren
(35 ans) cette semaine pour ses débuts dans son douzième Dakar. Le
Nordiste le sait : il n’est pas connu pour démarrer fort. « Je
suis vraiment un diesel », a rappelé vendredi l’intéressé
après en avoir terminé avec la 6e étape.

Toutefois, le 3e des deux dernières éditions ne devait pas
s’attendre à se retrouver autant distancé à mi-parcours au
classement général (NDLR : Il est 7e à près d’une heure du leader
et tenant du titre Daniel Sanders), la faute à une malchance
parfois assez folle, à l’image de cette boule de fils de fer venue
se coincer jeudi dans sa moto.

Une nouvelle mésaventure qui lui avait contraint à perdre encore
beaucoup de temps et même fait couler ses larmes. Cinquième
vendredi de la 6e étape (« Ce n’est pas tout à fait encore en
haut du classement, mais c’est déjà mieux »), le grand
malheureux de la première semaine, qui avait retrouvé le sourire,
espère avoir définitivement laissé derrière lui cette poisse qui
lui colle à la peau depuis le départ.

Van Beveren : « Le
rallye a beaucoup changé »

Et à la veille d’une journée de repos dont il connaît déjà le
programme en ce qui le concerne (« je vais me reposer, et
faire un peu de vélo pour m’aérer les jambes, l’esprit et le corps,
et me ressourcer pour cette deuxième semaine qui s’annonce plus
longue encore, avec une étape de plus »), il croise les doigts
pour connaître une suite de Dakar idéale, ou en tout cas plus
favorable.

« Je ne veux pas dire que je vais effacer la première
semaine mais essayer de m’en servir pour passer à autre
chose », avoue le natif d’Hazebrouck, interrogé sur La
Chaîne L’Equipe
, où il n’a pas caché qu’il s’attendait à une
bien meilleure entame de sa part.

« C’est un bilan assez mitigé. Je ne suis pas là où
j’aimerais être, mais je n’ai pas de regrets car j’ai vraiment tout
donné », estime néanmoins Van Beveren, par ailleurs conscient
que l’épreuve n’a plus rien à voir avec celle qu’il avait connue à
ses débuts. « Le rallye a beaucoup changé depuis que j’ai
commencé : c’est vraiment hyper précis, hyper professionnel et tu
dois rouler le couteau entre les dents tous les jours sans faire de
faute pour espérer être devant ».

Une nouvelle stratégie que le Nordiste devra lui aussi
probablement adopter dès dimanche lors de la 7e étape s’il souhaite
rivaliser de nouveau avec les meilleurs. Et peut-être mieux encore.
Même si c’est mal parti pour l’instant.

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