28 January 2026 13:31

Triste spectacle et zéro suspense à l’Open d’Australie

Depuis les huitièmes de finale,
l’Open d’Australie n’offre pratiquement que des rencontres dénuées
de suspense. Dommage car, sur le papier, le plateau est
alléchant.

Il a une drôle de tête, ce « Happy Slam ». Chaque
année, l’Open d’Australie lance en fanfare la saison des Grands
Chelems avec du soleil, de l’ambiance en tribunes et des joueurs
ravis d’être là. Mais sur cette édition, c’est peu dire qu’on reste
sur notre faim. Surtout depuis les huitièmes de finale.

Un chiffre résume assez bien ce qu’on voit depuis dimanche. Sur
les 12 matches au programme dans le tableau masculin (huit
huitièmes et quatre quarts), on aurait dû avoir entre 36 et 60
sets. Finalement, avec le forfait de Mensik et l’abandon de Musetti
(à chaque fois contre Djokovic), on aura vu au total… 34 sets
complets. Soit moins de trois sets par rencontre, en moyenne. Un
comble pour un Grand Chelem.

Sur ces deux tours, seuls deux matches ont dépassé le cap
fatidique des trois sets. Quatre manches pour Shelton-Ruud en
huitièmes. Quatre manches également pour Zverev-Tien, sans doute le
meilleur match de la semaine chez les hommes. Pour le reste, trois
sets (au mieux). Et un grand absent : le suspense.

Les meilleurs sont là, mais…

C’est d’autant plus dommage que, sur le papier, le plateau est
alléchant. En huitièmes de finale, il ne restait que des têtes de
série parmi les joueurs encore en lice. C’est une première dans
l’ère Open, selon le compte Jeu, Set et Maths.

En quarts, on avait sept des huit premières têtes de série, ce
qui n’était plus arrivé depuis Roland-Garros 2017. Tout ça pour pas
grand-chose : aucun match mémorable, quasiment aucune surprise. Et
ce n’est pas (uniquement) de la faute des deux monstres, Jannik
Sinner et Carlos Alcaraz, qui seraient beaucoup trop forts pour la
concurrence.