Tadej Pogacar, gros soupçons confirmés !

Vainqueur, mardi, de la 4e étape
du Tour de France, Tadej Pogacar fait face à de lourds soupçons de
dopage, ce que comprend le président de l’UCI.
Tadej Pogacar n’aura pas mis longtemps à lever les bras sur le
Tour de France. Deuxième, dimanche, sur la deuxième étape, le
Slovène a en effet remporté la 4e étape en devançant
Mathieu van der Poel et Jonas Vingegaard. De quoi lui permettre de
décrocher sa 100e victoire en carrière à seulement 26
ans.
Ce succès en appelle d’autres et le leader de la Team
UAE-Emirates doit s’attendre à faire face à de nouvelles
accusations de dopage, comme c’est le cas depuis plusieurs années.
Conséquence de son ultradomination, lui qui est capable de
l’emporter de mars à septembre et à raboter tous les records
d’ascension en montagne.
Président de l’UCI, David Lappartient veut pourtant croire à sa
probité. « D’abord, depuis le début de saison, il n’a pas tout
gagné. Milan-San Remo, Paris-Roubaix, il se fait arranger. Il y a
des athlètes comme Van der Poel ou d’autres qui sont capables de le
battre sur des courses d’une journée. C’est plutôt bien »,
a-t-il d’abord souligné dans les colonnes du Figaro, ajoutant
néanmoins : « Mais Pogacar est quand même très,
très fort, comme peut-être Merckx et Hinault l’ont
été. »
Pogacar contrôlé trois fois par jour ?
« Ils font partie des coureurs d’exception qui, par nature,
ont toujours fait l’objet de soupçons parce qu’ils ultradominaient
», a-t-il poursuivi, rappelant les efforts faits par l’UCI en
matière de lutte antidopage : « Mais quel que soit le
coureur, quelles que soient les disciplines, on est exigeant sur
les contrôles. On conserve dix ans tous les échantillons. On a
réanalysé cette année des échantillons, à peu près 300, de 2015.
Aucun n’est positif avec les technologies d’aujourd’hui. Donc, il
sait aussi tout ça. Il peut être contrôlé à trois reprises dans la
journée, parfois à 6 heure le matin, au début de la course ou à
l’arrivée, parfois à 23 heures. On fait ce qu’il
faut. »
Pour le président de l’UCI, cette suspicion n’en est pas moins
naturelle au vu de sa domination. « Une domination fait
par nature naître des soupçons. Mais nous n’avons aucune raison
objective de douter de la performance de Pogacar, a-t-il
souligné. Il ne fait pas partie de ceux sur lesquels on a des
alertes, parce qu’on aurait des éléments, des preuves, des
informations. Il peut y avoir d’autres équipes ou d’autres coureurs
sur lesquels il y a plus de clignotants rouges. »


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