23 January 2026 09:30

Sénégal-Maroc, un témoin raconte la scène lunaire

Acteur de la scène surréaliste
autour des serviettes d’Édouard Mendy lors de la finale de la CAN
entre le Sénégal et le Maroc (1-0, a.p.), Yevhann Diouf a
témoigné.

Cinq jours se sont écoulés depuis que le Sénégal a remporté la
Coupe d’Afrique des
Nations
après avoir battu le Maroc en finale (1-0, a.p.). Un
laps de temps qui n’a pas encore éteint les nombreux débats
déclenchés par plusieurs scènes et faits de match survenu dimanche
dernier. Outre la rentrée aux vestiaires des Lions de la Terranga
pour dénoncer les décisions de l’arbitre, ou encore l’histoire de

la panenka manquée par Brahim Diaz
côté marocain, c’est
l’affaire des serviettes qui fait beaucoup réagir. Le témoignage de
Yevhann Diouf a remis une pièce dans la machine.

Gardien remplaçant du Sénégal, le joueur de l’OGC Nice a accepté
de raconter ce qu’il avait vécu ce soir-là, lui qui a directement
été impliqué dans la scène en tentant de protéger les fameuses
serviettes de son coéquipier. Passé jeudi soir en zone mixte après
la victoire des Aiglons face aux Go Ahead Eagles (3-1)
en Ligue Europa, il a donc livré son récit en commençant par
l’échange lunaire qu’il a eu avec un ramasseur de balle.
« Il m’a dit : ‘Sois fair-play’. Je lui ai
répondu :
‘Fair-play de quoi ? C’est vous qui prenez les
serviettes et c’est moi qui ne suis pas fair-play (…)
?’« 

Ils
l’ont fait pendant le temps réglementaire avec

(Achraf)

Hakimi
. Et après ils ont finalement réussi à prendre la
serviette. Et puis après pendant la prolongation, quand il s’est
vraiment mis à pleuvoir, Mory Diaw
(le troisième portier
sénégalais) est parti déposer les serviettes auprès d’Édouard.
Il n’était pas revenu qu’ils avaient déjà pris la serviette et moi
quand j’y vais, ils ont fait exactement la même
chose. »

En conclusion, Yevhann Diouf a détaillé ce qu’il avait lui-même
vécu. « Au début il y a un joueur marocain qui me court
après pour prendre la serviette. Donc je suis étonné

(rire). Et après, quand je retourne une nouvelle fois déposer
une serviette, là il y a les ramasseurs de balle avec le
responsable de je ne sais quoi au final, parce qu’à part nous
courir après, je ne sais pas pourquoi il était là. […] J’hallucine.
En fait je vais sur le terrain de mon plein gré, en pensant que
l’arbitre va arrêter le match, il va se rendre compte de la
situation. Sauf que non. Je me retrouve par terre dans la surface,
avec le ballon qui est à vingt, vingt-cinq mètres. En fait je suis
plus une gêne pour Édouard qu’autre chose. C’est fou
(…). »

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