Sébastien Loeb, la catastrophe ?

Pour l’heure très prudent sur ce
Dakar 2026, Sébastien Loeb doit se préparer au pire avec la
troisième étape, qui lui rappellera inévitablement de mauvais
souvenirs.
Sébastien Loeb a décidé de jouer la carte de la prudence sur le
Dakar. Après s’être efforcé de ne pas gagner, dimanche, afin de ne
pas ouvrir lors de la deuxième étape disputée ce lundi, l’Alsacien
a en effet également mis la pédale douce entre Yanbu et Al-Ula,
terminant septième de l’étape à plus de 6 minutes du vainqueur.
« On a vraiment roulé cool dans les cailloux : je mets
un rythme de grand-mère et on essaie de franchir, parce que je n’ai
pas envie de rester coincé avec trois crevaisons au milieu de la
spéciale, sachant que la route est encore longue après. J’ai fait
ça, ça s’est bien passé, on n’a pas crevé », a-t-il ainsi
confié à l’arrivée, satisfait de sa journée malgré une petite
erreur de navigation.
« On a fait une bonne spéciale, ce n’était pas facile.
Il fallait bien la gérer et la passer, on l’a fait, a-t-il
poursuivi. On n’a pas fait de grosse erreur, juste une petite
erreur de navigation à un moment, on a cherché un point, mais on ne
perd pas trop de temps et finalement c’est pas mal. »
« Sébastien Loeb n’aime pas cette région »
Et la prudence sera sans doute encore de mise ce mardi lors de
la 3e étape. Conséquence d’un tracé particulièrement
piégeux. « Ce sera encore plus dur qu’e lundi. C’est la
même, mais quasiment le double – 700 kilomètres au total dont 420
de spéciale -, avec des plus gros cailloux », a prévenu,
lundi, Marc Minari sur le plateau de L’Equipe du Soir.
Il y a deux ans, Sébastien Loeb avait d’ailleurs vécu l’enfer
sur ces routes cassantes. En plus des inévitables crevaisons,
l’ancien maître du rallye WRC avait tout d’abord dû composer avec
un vérin hydraulique gauche en panne et un « pistolet »
pour retirer les écrous de roue déchargé. Surtout, le lendemain, il
avait vu ses rêves de victoire s’envoler par la faute d’un triangle
droit tordu.
« Le problème, c’est que quand on bascule sur un
sommet, on ne voit pas, avait-il expliqué. Là il
devait y avoir un rocher derrière, ça a tapé dans la roue avant et
ça a tordu tout le bazar… Il faut attendre le camion parce qu’il y
a une pièce qui est tordue, un petit bras, et on ne l’a
pas. »
« Il n’aime pas cette région. C’est un coin qui ne lui a
jamais réussi sur le Dakar », a estimé Marc Minari à ce sujet,
ajoutant : « je ne suis pas sûr qu’il dorme très
bien. »


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