6 April 2026 13:27

Roberto De Zerbi, le départ annoncé

Marqué par l’échec de l’OM face
au PSG lors du Trophée des champions, Roberto De Zerbi a évoqué son
départ du club ce lundi en conférence de presse.

Le scénario cruel pour l’OM du
Trophée des champions (défaite aux tirs au but après une
égalisation parisienne à la 95e minute), jeudi dernier à
Koweït City, continue de hanter les esprits marseillais. Quatre
jours après la désillusion, Roberto De Zerbi n’a pas caché sa
frustration ce lundi en conférence de presse. Ce alors que
l’intéressé avait confié avoir craqué à chaud dans le vestiaire des
Olympiens.

« Ça m’a vraiment touché, dixit le stratège
italien. Je m’en rappellerai toute ma vie. Les progrès qu’on
doit faire pour éviter de prendre ces buts en fin de match, c’est
quelque chose qu’on doit faire à l’entraînement, quand on s’habitue
à toujours donner le maximum, à ne rien donner pour acquis. Il faut
réussir à trouver un équilibre jusqu’à la 90e minute et plus,
jusqu’au coup de sifflet final. C’est quelque chose qui nous
pénalise beaucoup, trop. On le paye vraiment trop cher… Ça détruit
notre saison. 
»

Un destin lié à celui de Benatia

Manifestement usé, Roberto De Zerbi comprend les mots d’un Medhi
Benatia, le directeur sportif de l’OM qui après cet échec cuisant a
encore confessé qu’il ne ferait certainement pas de vieux os au
club. « Medhi Benatia est amoureux de Marseille, peut-être
même encore plus que moi, puisqu’il est né et a grandi ici

(Francilien de naissance, il a rejoint à l’OM à ses 16 ans pour y
terminer sa formation, ndlr) », souffle l’entraîneur
phocéen.

Un Roberto De Zerbi qui n’hésite pas non plus à évoquer son
départ de Marseille, jugeant son destin étroitement lié à celui de
Medhi Benatia. « C’est lui qui m’a amené ici. Moi, je suis
quelqu’un de fidèle et correct. Pour moi, le jour où Benatia s’en
ira, je m’en irai également
. » Et de marteler:
« Moi, je suis arrivé ici grâce à Benatia et Pablo
(Longoria, ndlr). Si l’un des deux n’est plus présent, étant
donné que ce sont eux qui m’ont amené ici, je m’en irai aussi. Pas
parce que je ne peux pas travailler sans eux, mais par correction.
Je sais donner ma parole et m’y tenir dans les bons moments comme
dans les mauvais. 
»