Rayan Cherki, le changement radical

Annoncé titulaire contre
l’Ukraine, jeudi soir, Rayan Cherki est transfiguré selon Laurent
Blanc, son ancien entraîneur à l’OL.
C’est dans la peau d’un titulaire que Rayan Cherki devrait
retrouver l’équipe de France. Cinq mois après avoir fêté ses deux
premières sélections, lors du Final Four de la Ligue des nations,
le jeune milieu offensif (22 ans) est pressenti pour débuter contre
l’Ukraine, jeudi soir au Parc des Princes, dans le cadre des
éliminatoires de la Coupe du monde
2026. Un nouveau statut que le joueur de Manchester City doit
assumer.
« De par son talent, sa facilité, il ne se met pas de
pression. L’amour du jeu l’éloigne de toute forme de pression. Mais
pour lui, quelque part, les choses sérieuses vont commencer,
confirme ainsi Laurent Blanc, qui l’a dirigé à l’OL en 2022-2023,
dans les colonnes de L’Equipe. On va être de plus en
plus exigeant. Il a suffisamment de talent pour relever le
défi. » Un talent que le champion du monde 1998 a
rarement vu chez un joueur.
« Je ne sais pas d’où ça vient, si c’est de la rue, si
c’est de l’inné, mais du talent, il en est bourré,
s’enflamme-t-il. Je peux vous assurer que des joueurs comme
lui, il n’y en a pas beaucoup. C’est une perle rare. Dans le monde
médiatique, vous parlez de pépite ? Rayan, c’est ça. »
Son nouvel entraîneur chez les Citizens, Pep Guardiola, est
également séduit par les premiers mois de celui qu’il a débauché
cet été pour près de 40 millions d’euros.
« Rayan Cherki a changé et en bien », selon Laurent
Blanc
Le manager des Skyblues dit ainsi de l’ex-Lyonnais qu’il est
« l’un des joueurs les plus talentueux » qu’il
ait jamais vus. « Il est exceptionnel »,
affirme-t-il. Et le plus terrifiant, observe Laurent Blanc, c’est
qu’il a amélioré d’autres aspects de son jeu. « Il n’a pas
de limite techniquement. Ses limites, elles seront davantage
tactiques et physiques. Physiquement, j’ai eu le plaisir de le
revoir récemment, il a changé et en bien »,
constate-t-il.
Pour l’ancien défenseur des Bleus, Rayan Cherki est désormais
« dans le monde des grands, des très grands ».
« Si tactiquement il s’adapte, il aura énormément d’atouts.
Son don et son génie en font un joueur rare. Il faut qu’il trouve
le coach qui lui fasse confiance. Et je pense qu’il
l’a », conclut le « Président ». Il faut
maintenant espérer pour les Bleus que le feeling passe aussi avec
le sélectionneur tricolore, Didier Deschamps.


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