2 March 2026 00:55

Quentin Fillon-Maillet dit stop !

Héros des Jeux Olympique de
Milan-Cortina avec ses quatre nouvelles médailles, Quentin
Fillon-Maillet a résisté à la tentation d’en faire trop, selon son
entraîneur.

Quatre ans après son incroyable razzia à Pékin, Quentin
Fillon-Maillet a refait le coup lors des Jeux de Milan-Cortina.
Cinq fois médaillés quatre ans plus tôt, le Jurassien a certes dû,
cette fois, se contenter de quatre médailles en Italie, mais avec
trois titres olympiques – relais mixte, sprint, relais masculin –
et une dernière breloque en bronze sur la mass-start, le natif de
Champagnole a bien été le grand bonhomme de ces JO.

Ses derniers résultats ne laissaient pas augurer une telle
réussite aux Jeux. Il avait certes remporté la poursuite
d’Ostersund en ouverture après une troisième place sur le sprint
mais lors de la dernière étape de la Coupe du monde avant les Jeux,
il avait terminé 17e de l’individuel puis 19e
de la mass-start…

Simon Fourcade, l’entraîneur de l’équipe de France masculine, a
d’ailleurs été soufflé par cette victoire de QFM. « La
performance qui m’a le plus époustouflé et impressionné, c’est
celle de Quentin Fillon-Maillet. Il n’avait plus remis les pieds
sur la plus haute marche du podium depuis plus d’un an et, là, il a
produit un ski incroyable et il a retrouvé son tir au meilleur des
moments,
a-t-il ainsi confié dans une interview à Nordic-Mag.
Il était tout simplement injouable ce jour-là et c’était
impressionnant de le voir évoluer à ce niveau-là. Sportivement,
c’est la course qui m’a le plus marqué des JO. 
»

« Je ne l’avais jamais vu faire ça la veille d’une
course »

Et la satisfaction a été d’autant plus grande pour le Catalan
que ses conseils donnés au désormais quintuple champion olympique
semblent avoir porté leurs fruits. « Je suis simplement
content d’avoir réussi à lui permettre de comprendre certaines
choses sur la manière de s’entraîner. Ce l’a aidé à remonter la
pente et à venir chercher des médailles sur ces Jeux 2026,

a-t-il expliqué. Je me revois lui dire, avant de quitter Nove
Mesto, de ne pas trop en faire à la maison pendant la coupure, puis
de lui redire par SMS. »

« Ce travail de fond qu’on a pu avoir avec lui, pour
calmer ses intensités et en faire un peu moins par moments, lui a
servi »,
a-t-il poursuivi avant d’expliquer que le
biathlète franc-comtois avait même réussi, avant le relais, à
résister à la tentation de s’entraîner.

« Le meilleur exemple que je puisse avoir, c’est
Quentin Fillon-Maillet qui, entre la poursuite et le relais, décide
de rester à l’hôtel se reposer pour ne pas aller s’entraîner. Il
sentait qu’il avait besoin de repos et de faire du jus. Je ne
l’avais jamais vu faire ça la veille d’une course,
a-t-il
lancé. C’est la preuve qu’il a appris et qu’il a réussi à
gagner en maturité pour pouvoir se raisonner tout
seul. »

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