Quand Leclerc pourrit Ferrari

Poleman en Hongrie ce dimanche,
Charles Leclerc n’a pas pu terminer sur le podium au volant de sa
Ferrari. Forcément frustrant.
Charles Leclerc n’a pas pu se battre pour la victoire ce
dimanche sur
le Grand Prix de Hongrie. Malgré sa position de
poleman et une course longtemps menée malgré les aléas, le
Monégasque a dû s’incliner devant l’armada McLaren. Pour des
raisons techniques avant tout…
Avant même la mi-course, Charles Leclerc a senti le vent
tourner, voyant Lando Norris et Oscar Piastri maitriser davantage
leurs stratégies respectives. « On va perdre cette course,
on perd tellement de temps », déplorait-il via la radio
dans la 30e boucle déjà (sur 70 tours).
Leclerc au pied du podium
Et le coéquipier de Lewis Hamilton de perdre ses nerfs à
l’entame du dernier tiers du Grand Prix, quand Oscar Piastri a pris
le dessus sur sa Ferrari à la régulière. « C’est
incroyablement frustrant. On a perdu toute compétitivité. Vous
auriez dû m’écouter, j’aurais trouvé d’autres solutions pour
résoudre ce problème. Maintenant, c’est juste inconduisible. Ce
sera un miracle si on termine sur le podium ! »
Pas au bout de ses peines, Charles Leclerc verra finalement
Lando Norris prendre les devants à la faveur d’une stratégie à un
arrêt unique ; puis George Russell sur Mercedes lui faire la nique
pour le gain de la troisième place à huit boucles du but. Et ce
malgré une manoeuvre de défense cavalière de la part du Monégasque,
qui écopera de cinq secondes de pénalité pour cet écart de
conduite.
Vasseur comprend la frustration de Leclerc
« Je suis très déçu. Au bout du 40e tour, on
a eu un problème de châssis, il n’y avait déjà plus d’espoir, c’est
extrêmement frustrant, soufflait après coup sur Canal+ le
poleman du jour. A la radio, la frustration a parlé, je ne sais
pas quoi dire, on va analyser tout ça… La victoire était clairement
possible, mais après le 40e tour les problèmes ont
commencé et ça n’a fait que s’empirer, on perdait deux secondes par
tour… Une stratégie à un arrêt n’aurait rien
changé… »
A chaud, Charles Leclerc avait plutôt tendance in fine à
dédouaner son équipe, pointant en revanche une réelle anomalie dans
le comportement de sa monoplace. Ce que confirme Frédéric Vasseur,
le DG de la Scuderia. « La voiture était devenue quasi
inconduisible avec ce souci de châssis. Je comprends la frustration
de Charles, ça fait un an qu’on travaille pour revenir à hauteur
des McLaren et on a plongé sur les 20 derniers tours… il faut qu’on
comprenne pourquoi. »
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