15 February 2026 23:29

Peine réduite pour Wilfried Happio

Suspendu provisoirement fin
janvier pour trois manquements à son obligation de localisation,
Wilfried Happio risquait jusqu’à deux ans de suspension. Le hurdler
français a finalement écopé de 18 mois, sa sanction ayant été
réduite, nous apprend L’Equipe ce jeudi.

Peine réduite pour Wilfried Happio (26 ans). Suspendu depuis le
30 janvier dernier consécutivement à trois manquements de
l’obligation de localisation, comme le veut le règlement – les
athlètes doivent faire connaître au début de chaque trimestre via
un logiciel l’heure et le lieu où ils prévoient d’être disponibles
pendant une heure pour chaque journée des trois mois à venir au cas
où un contrôleur anti-dopage venait à les solliciter – le hurdler
français encourrait jusqu’à deux ans de suspension.

Sa sanction a finalement été réduite et notre spécialiste du
400m haies a finalement écopé d’une suspension de dix-huit mois,
nous apprend ce jeudi L’Equipe, qui rappelle que le vice-champion
d’Europe 2022 sur sa distance de prédilection avait été intégré
depuis plusieurs années au groupe cible de l’Agence française de
lutte contre le dopage (AFLD) et était également membre depuis un
an du groupe cible de l’Unité d’intégrité de l’athlétisme.
« La décision a été notifiée ce jeudi après-midi, réagit pour
le quotidien Maître Anthony Mottais, l’avocat d’Happio, sans savoir
précisément ce qui a amené les décideurs à revoir à la baisse la
sanction de son client.

Happio songe toujours à
porter l’affaire devant le TAS

« La suspension a été réduite de 24 à 18 mois mais je n’ai
pas encore la motivation. Cela veut au moins dire que le tribunal
disciplinaire de World Athletics a au moins partiellement entendu
nos arguments. » A savoir que lors du dernier
« no-show », constaté cet automne au cours d’un break
pour Happio (NDLR : Le premier datait du meeting de Doha en mai
dernier, le deuxième du Meeting d’Ostrava deux semaines plus tard),
« le contrôleur (n’aurait) pas tout mis en oeuvre pour entrer
en contact avec l’athlète. »

« Il s’est contenté d’appuyer sur la sonnette, sans
plus », indique ainsi l’avocat de celui qui est également visé
par ailleurs depuis décembre par une plainte de son ancienne
compagne pour violences conjugales présumées. Happio, qui a
toujours catégoriquement nié avoir tenté de se soustraire aux
contrôles antidopage, et son représentant envisageraient toujours
de porter le dossier devant le Tribunal arbitral du sport
(TAS).

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