Paul Seixas et Tadej Pogacar, c’est confirmé !

Ecrasant vainqueur samedi de
l’Ardèche Classic, Paul Seixas nourrit encore les comparaisons avec
Tadej Pogacar par ses performances.
Paul Seixas pose problème. Le Français de Decathlon-CMA CGM
brûle tellement d’étapes et affiche un tel niveau de performance
qu’il est difficile, au moment de parler de lui, de ne pas tout
ramener à Tadej Pogacar.
Samedi, le Lyonnais a décroché sa première victoire sur le sol
français en s’offrant l’Ardèche Classic, après un raid solitaire de
plus de 40 kilomètres. Digne de qui vous savez. « C’est la
manière dont Paul veut courir et dont il court, donc ça ne me
surprend pas, commente François Trarieux, sélectionneur de
Paul Seixas chez les équipes de France jeunes, auprès de L’Equipe.
Il veut se faire plaisir, faire un peu le spectacle aussi. Il
faut être capable de le faire bien sûr, mais il aime le vélo
panache et ce qui est bien, aussi, c’est qu’il n’est pas bridé. Il
y met son tempérament, son caractère. Et il faut qu’il s’habitue à
faire ça, car quand on voit le Nieuwsblad avec le rouleau
compresseur Van der Poel, ou Pogacar et Evenepoel, ce sont des
numéros qu’ils font chaque fois dans la dernière heure de
course. »
A 19 ans seulement, Paul Seixas court déjà comme les plus
grands. Et même si ce n’était « que » l’Ardèche Classic,
ce n’est pas le sujet. Dans le Top 10, on retrouve des coureurs de
calibre World Tour (Lenny Martinez, Matteo Jorgenson, Mattias
Skjelmose, Egna Bernal…). Tous relégués à deux ou trois minutes, à
la pédale.
Seixas égale le temps de Pogacar
Pour aller encore plus loin, Paul Seixas a poussé le
« vice » jusqu’à attaquer au même endroit, environ, que
Tadej Pogacar en octobre dernier lors de la course en ligne des
championnats d’Europe (où le Français avait terminé troisième
derrière le Slovène et Evenepoel). Dans l’ascension de
Saint-Romain-de-Lerps, le phénomène tricolore a réussi sensiblement
le même temps que le champion du monde lors de sa démonstration de
force. Ce qui en dit long sur son niveau actuel.
« Pour moi, il est dans ses valeurs, d’autant qu’il se
dit très en forme et sort d’un gros Tour d’Algarve, estime
encore François Trarieux. Je ne dis pas qu’il faut s’habituer à
le voir à ce niveau-là, mais presque. »
C’est là que Paul Seixas pose encore problème. Les attentes
autour de lui vont encore augmenter, à une semaine des Strade
Bianche, la grande reprise de Pogacar, sur une classique où le
champion du monde règne en maître absolu. Rendez-vous le week-end
prochain sur la route de Sienne…


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