Paul Seixas, c’est du jamais-vu !

La victoire décrochée par Paul
Seixas sur la 2e étape du Tour de l’Algarve a confirmé l’immense
potentiel du jeune coureur tricolore.
Paul Seixas n’aura pas pu lever les bras comme il en rêvait.
Contraint de s’employer jusqu’au bout pour devancer Juan Ayuso, le
Lyonnais a dû se contenter d’un point brandi au-dessus de son
guidon, une fois la ligne d’arrivée franchie. Le jeune coureur de
la formation Decathlon-CMA CGM n’en a pas moins déjà rempli son
premier objectif: décrocher sa première victoire chez les pros.
Et après avoir dû se contenter de jolies places d’honneur l’an
dernier pour sa première saison dans le grand bain, Paul Seixas
n’aura pas eu à attendre longtemps. Le prodige de 19 ans a frappé
dès son deuxième jour de course et y a mis la manière en devançant
Juan Ayuso (Lidl-Trek) et Joao Almeida (UAE-XRG) au sommet de
l’Alto da Foia (8,8 km à 6,2 %).
« Forcément ça ajoute de la saveur de jouer devant avec
Juan et Joao, c’est ça qui est beau : c’est une victoire avec la
manière, convenait-il à l’arrivée dans des propos relayés par
L’Equipe, avant de raconter le final et cette victoire digne d’un
vieux briscard.
» Je n’ai jamais vu ça à 19 ans »
« Dans la dernière montée, je voulais me mettre dans la
roue d’Ayuso mais UAE devenait vraiment agressif. Almeida me
mettait des coups de coude, je lui ai laissé la place puisqu’il y
tenait tant. Je suis resté derrière Almeida et Ayuso et les ai
laissés se taper dessus et j’en ai gardé un peu pour le sprint
final. J’ai senti que je devais être en tête dans ce virage à
150 m de la ligne, j’ai essayé de lancer sans trop en mettre
pour en garder un peu pour la dernière ligne
droite. » De quoi bluffer encore un peu plus Julien
Jurdie, son directeur sportif.
« Il a tout compris au vélo, a-t-il soufflé à
l’arrivée. Il me faisait peur à prendre de longs relais à
l’avant dans la montée, je lui ai dit. Mais il a une parfaite
connaissance de ses sensations, de son corps, c’est ce qui m’épate.
Quand je vois les images du gamin qui a mené une bonne partie de la
montée devant des coureurs qui s’appellent Ayuso et Almeida, je ne
sais juste pas quoi dire. Je n’ai pas de mots. Je n’ai jamais vu ça
à 19 ans. »
Ce succès d’étape n’est toutefois pas une fin en soi. Paul
Seixas voit plus grand et espère confirmer lors du chrono prévu ce
vendredi. « Plusieurs étapes peuvent me convenir, que
ce soit le chrono ou les étapes 2 et 5 qui sont quand même assez
dures », avait-il soufflé avant le départ.


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