31 December 2025 20:51

Nurmagomedov dévoile les raisons de son surnom

De passage à Dubaï pour les World
Sports Summit, le champion MMA Khabib Nurmagomedov s’est exprimé
sur les raisons de son surnom « The Eagle » et en a au passage
profité pour s’exprimer plus globalement sur une discipline et des
organisations, qu’il espère, feront preuve de plus d’équité entre
les concurrents.

Retraité des octogones depuis octobre 2020 et sa victoire par
soumission face à Justin Gaethje, le combattant MMA Khabib
Numargomedov s’est fait un nom dans la discipline en restant
invaincu, avec 29 victoires, dont huit par KO et onze par
soumission, le tout sans jamais être mis au tapis. Une carrière qui
a fait la légende de celui qui est surnommé « The Eagle ».

Alors que dans les disciplines comme la MMA, le surnom revêt une
signification spéciale et va de pair avec l’image du combattant, à
l’instar du « Bon Gamin » pour Cyril Gane, ou encore de « God of
War » pour Benoît Saint-Denis, Khabib Nurmagomedov n’a pas toujours
porté ce pseudonyme et il a même dû s’en trouver un, à son arrivée
à l’UFC, comme il l’explique à l’occasion des World Sports Summit
qui se déroulent à Dubaï : « Quand l’UFC m’a recruté en 2012, ils
m’ont dit : « Mon ami, ton nom est très difficile à prononcer.
Il te faut un surnom. » J’étais là, genre : « Quoi ? J’ai
mon nom, pourquoi j’aurais besoin d’un surnom ? » ».

Khabib Nurmagomedov précise alors avoir interrogé son manager
sur la signification d’un surnom, et que ce dernier lui a alors
expliqué que son nom était trop difficile à prononcer. C’est ainsi
qu’est né « The Eagle ». Un pseudonyme tout sauf anodin pour le
combattant de 37 ans : « J’ai choisi Eagle parce que c’est un
symbole du Daghestan », tout en ironisant sur le fait qu’« après
six ans, tout le monde connaissait mon nom », pour celui qui
comptabilise un bilan de 13-0 à l’UFC.

Un manque d’équité entre les concurrents

L’ancien combattant a profité de ce temps de parole du côté de
Dubaï pour apporter son regard et quelques critiques sur le système
actuel, dénonçant au passage la recherche constante de buzz,
notamment de la part des organisations à l’image de l’UFC,
déplorant : « C’est la même chose en ce moment avec beaucoup de
jeunes combattants. Ils pourraient avoir un palmarès de 10-0 ou
15-0, être invaincus, champions du monde, matures et
professionnels, et pourtant, ils ne veulent pas les signer. Parce
qu’ils recherchent des combattants qui parlent, qui font le show…
Ils veulent ce genre de combattants. »

Bien qu’il entende qu’un intérêt économique fort puisse graviter
autour de la discipline et de cet univers, il remet tout de même en
perspective sa vision du sport en expliquant, que pour lui, « il
s’agit d’affronter les meilleurs, pas le meilleur danseur, celui
qui a la meilleure coupe de cheveux ou celui qui a le plus
d’abonnés. Il faut que ce soit équitable. Si vous voulez aussi
faire des affaires, faisons du 50/50, mais pas du 100/0. Ce n’est
pas juste. » Au moins, le message a le mérite d’être clair.

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