3 March 2026 13:35

Michel Vautrot lâchement agressé

Ancienne figure de l’arbitrage
français, Michel Vautrot, 79 ans, a été agressé et volé en pleine
rue ce mercredi dans le Doubs.

C’est un triste fait divers qui trouvera tout de même un écho
particulier auprès des passionnés de ballon rond. Figure de
l’arbitrage en France, incontournable de 1971 à 1991 avec deux
événements majeurs à son crédit – la finale de l’Euro 1988 entre
les Pays-Bas et l’URSS) et la demi-finale de la Coupe du monde 1990
entre Italie et l’Argentine – Michel Vautrot a été agressé
mercredi.

Aujourd’hui âgé de 79 ans, l’homme en noir a été détroussé en
pleine rue tandis qu’il sortait d’un restaurant à Saint-Vit, dans
le Doubs. Un individu alors a fait mine de lui serrer la main avant
de s’emparer de sa chaîne en or. Mais aussi et surtout du pendentif
en forme de sifflet qu’il portait autour du cou.

Coupe de
France
pour un officiel (cinq). C’est
traumatisant, forcément, mais j’éprouve aussi un sentiment de
culpabilité. Comment j’ai fait pour me laisser avoir comme ça
?
»

Le porte-bonheur de Michel Vautrot

De la culpabilité, et un grand vide puisque le bijou en question
lui avait été offert par sa mère alors qu’il avait 17 ans
seulement. « C’était mon talisman, mon porte-bonheur. Cela
faisait 62 ans que je l’enlevais tous les soirs avant d’aller me
coucher. La chaîne, je m’en fous, mais ce sifflet… C’est ma mère
qui me l’avait offert quand j’étais adolescent et que je commençais
à arbitrer. Elle m’avait dit: « Je te l’offre pour que ça te
porte chance ».
»

Encore sous le choc, Michel Vautrot est d’autant plus contrarié
que son voleur a bien failli être appréhendé. Cela grâce à deux
automobilistes. « Ils ont poursuivi le gars en voiture, ils
l’ont pisté et l’ont retrouvé près de la gare. Les gendarmes ont
été prévenus, mais au moment où ces derniers allaient l’arrêter, il
a réussi à se dégager et à s’enfuir… 
»

Michel
Vautrot (au centre) avec son pendentif autour du cou lors de la
finale de la Coupe de France 1979 entre Nantes et Auxerre.

Et de conclure, amer: « Je ne me fais pas d’illusion,
pour mon médaillon, c’est foutu. Il y a plus grave dans la vie,
bien sûr, mais je me sens orphelin. Je suis allé dans le monde
entier avec ce sifflet, dans des coins réputés dangereux, et il a
fallu que ça m’arrive à Saint-Vit…
»

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