McCourt, la tromperie dénoncée

La tension monte gentiment ce mercredi à Marseille où l’OM doit accueillir dans la soirée au Vélodrome le Toulouse FC en quart de finale de la Coupe de France. Alors que le dernier titre des Olympiens remonte à 2012, et que le trophée doyen en France n’a plus rallié la cité phocéenne depuis 1989, la pression est assurément sur les épaules des hommes d’Habib Beye.
Cette saison, le PSG a eu tôt fait de baisser pavillon, barré dès les 16e de finale par le Paris FC. Et l’OM de se retrouver de facto parmi les favoris, avec un Strasbourg d’ores et déjà qualifié pour les demies (victoire 2-1 sur Reims mardi soir) et le rescapé du choc des quarts qui jeudi soir opposera l’OL et le RC Lens. Un statut lourd à porter en ces temps tourmentés du côté de la Commanderie.
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Depuis l’arrivée de Frank McCourt aux commandes du club en 2016 – dans la foulée de la famille Louis-Dreyfus – jamais l’OM n’a encore ajouté la moindre ligne à son palmarès. Et c’est là tout le problème si l’on considère les belles promesses du businessman américain à sa présentation d’alors en présence de l’ancien maire de Marseille Jean-Claude Gaudin. « Il va falloir gagner, il va falloir mettre des sous ! Puisque vous en avez, c’est ce que vous ferez », avait lancé l’édile au Bostonien à l’époque.
Un triste constat pour l’OM
Les sous, l’intéressé les a mis. A hauteur de 600 millions d’euros environ. Pour un résultat plutôt décevant. Et pourtant les ambitions étaient là dès le départ. « Quand j’ai signé à l’OM (en 2017, ndlr), le discours de McCourt était de gagner un titre, rappelle sur le plateau du Late Talk sur Canal+ Grégory Sertic. Mais, lors des années qui ont suivi ma retraite, l’OM n’a pas toujours été qualifié en Ligue des champions, et c’est passé au second plan je pense… »
De fait, malgré les millions investis, l’OM n’a pas forcément eu les moyens de ses ambitions. A savoir concurrencer le PSG sur la scène nationale. Nombre d’opportunités et rendez-vous ont été manqués depuis dix ans, et les Olympiens n’ont pas été assez réguliers en coupe d’Europe pour nourrir leur objectif de grandeur. Cette saison encore, le top 3 en championnat semble bien plus indiqué pour l’avenir des Phocéens qu’une victoire finale en Coupe de France. Et Grégory Sertic de conclure pourtant: « Ils le méritent, le public aussi, mais finir troisième ou quatrième, avec la qualification en Ligue des champions, je m’en fous ! Que Marseille ramène la Coupe de France, ça ça me fait rêver ! »


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