Mauvaise nouvelle confirmée pour le XV de France

Alors que se tient cette semaine
à Londres le « Shape of Game », forum mondial annuel d’échange
sur l’avenir du rugby, certains axes de réflexion inquiètent les
dirigeants français.
Le rugby va-t-il faire sa révolution ? Il ne s’agit encore
que de propositions mais certaines grandes règles pourraient
changer d’ici peu. C’est en tout cas le souhait de plusieurs
nations majeures de l’ovalie, parmi lesquelles l’Australie et la
Nouvelle-Zélande, et ces réformes seront au cœur des discussions
ces prochains jours lors du Shape of the game, forum mondial annuel
d’échange sur l’avenir du rugby.
Les Néo-Zélandais et les Australiens souhaitent notamment
diminuer l’importance de la mêlée, estimant que le temps passé dans
ces phases statiques était du temps de perdu. « Les
Australiens et les Néo-Zélandais essayent d’attaquer toutes les
phases de jeu un peu chronophages, les mêlées, les mauls, les
touches », a confié à ce sujet à L’Equipe Mathieu
Raynal, manager du secteur professionnel des arbitres de Top 14 et
Pro D2.
« Pour augmenter le temps de jeu effectif, ils voudraient
par exemple remplacer les mêlées par des bras cassés, et des voix
s’élèvent pour demander l’autorisation d’écrouler les mauls »,
a-t-il poursuivi, ajoutant : « Or nous on pense
que ces actions font partie de la charte du rugby, vieille de 200
ans, ce sont des symboles forts de notre sport, au même titre que
la tour Eiffel pour Paris. »
« Il faut qu’il y ait de la conquête et de la
reconquête »
« Ça permet à tout le monde de participer à notre
sport, les gros, les grands, les petits, les rapides, les moins
rapides », a-t-il renchéri alors que la France ne sera
pas la seule à s’opposer à cette réforme. Sans surprise, l’Afrique
du Sud est en effet sur la même ligne ainsi que la plupart des
nations européennes.
« Les évolutions réglementaires proposées par certaines
nations ont tendance à favoriser l’attaque et la possession, a
de son côté déploré Thomas Lievremont, DTN à la Fédération.
Nous, on dit qu’il faut qu’il y ait de la conquête et de la
reconquête. Cela permet de diversifier les styles de jeu des
équipes. »
Et la France compte bien se faire entendre. « On est
très déterminé. On considère que la France a une vraie légitimité
au regard de la qualité de son rugby professionnel et de ses
équipes de France », considère à cet effet Florian Grill,
le président de la FFR.


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