27 February 2026 02:40

Marion Rousse, scandale confirmé !

A l’instar de Christian
Prudhomme, le directeur du Tour de France, Marion Rousse est
farouchement opposée à l’idée de faire payer les spectateurs sur
les routes.

La proposition lancée par Jérôme Pineau cet hiver n’a pas fini
de faire parler. Alors que le cyclisme traverse une passe
difficile, notamment pour les formations plus modestes, l’ancien
coureur a évoqué la possibilité de faire payer les spectateurs du
Tour de France sur certaines portions de course.

«  Je vais choquer du
monde »,
 avait-il averti avant de soumettre son idée
pour sortir le cyclisme de l’ornière. « Aujourd’hui
on a créé une étape qui va faire deux fois l’Alpe d’Huez,
privatisons les cinq derniers kilomètres de l’Alpe d’Huez, faisons
payer l’entrée, faisons des VIP, créons quelque chose pour faire
gagner de l’argent »,
 avait-il ainsi ajouté.

Si l’idée a séduit certains organisateurs de course, notamment
en Italie, elle hérisse en revanche le poil du patron du Tour de
France. « Je ris, mais en fait ça m’effraie. C’est voir le
cyclisme par le petit bout de la lorgnette. Savez-vous la première
raison pour laquelle les élus veulent une étape du Tour de France,
de Paris à Nice ou du Tour Auvergne Rhône-Alpes? C’est parce que
c’est gratuit. Et les gens du monde du cyclisme, dans le petit
monde du cyclisme voudraient que ça se passe comme dans le foot,
dans le rugby… Mais nous, nous ne sommes nulle part chez
nous »
, a-t-il ainsi récemment confié à Eurosport,
parlant d’une « hérésie » puisque « la route
ne nous appartient pas et ne nous appartiendra
jamais »
.

« Ce serait terrible »

« Sur la route du Tour de France, le principe, c’est la
gratuité. En tout cas, avec moi, ça restera toujours comme
ça »,
a-t-il pris soin d’ajouter. Et celle qui est
attendue par beaucoup pour lui succéder à la tête du Tour de France
est sur la même ligne. Interrogée dans les colonnes de
Nice-Matin, Marion Rousse s’est en effet elle aussi
farouchement opposée à l’idée de faire payer les spectateurs.

« Pour moi, ce serait terrible, a-t-elle asséné.
C’est à l’opposé des valeurs qui ont fait la popularité du
vélo. Je viens d’une famille où on ne roulait pas sur l’or. Je
n’aurais jamais payé pour aller voir une course. Je ne me vois pas
empêcher des gamins de rêver, parce qu’on est quand même là pour
créer des vocations, dans un contexte qui est déjà hyper difficile
pour tout le monde. »

«  Ça m’énerve en fait, a-t-elle poursuivi.
Parce que tu touches vraiment à l’essence même du vélo.
Peut-être que ça marcherait dans certains pays, comme la Belgique,
qui est habituée à payer avec le cyclo-cross. Mais en France, si tu
fais ça, tu n’auras personne sur le bord des
routes. »

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