Marion Rousse, gros problème d’argent confirmé

Si le cyclisme féminin a connu un
impressionnant développement, la situation reste fragile pour
Marion Rousse, ancienne coureuse et directrice du Tour
féminin.
Le sacre de Pauline Ferrand-Prévot, l’été dernier, sur les
routes du Tour de France a fait entrer le cyclisme féminin dans une
nouvelle dimension. Les routes étaient noires de monde et les
audiences n’avaient rien à envier à celles du Tour masculin. Bien
au contraire.
« Sur l’étape de Chatel du Tour femmes 2025, on a fait
pratiquement huit millions de téléspectateurs. Dans toutes les
audiences confondues du Tour de France hommes et femmes, c’est la
deuxième meilleure audience, juste après celle de
Montmartre », n’a pas manqué de souligner Marion Rousse,
consultante vedette à France Télévisions et directrice du Tour de
France femmes.
Pour autant, en dépit des gros progrès constatés depuis quelques
années, le manque d’argent se fait sentir, ce qui explique selon
l’ancienne championne de France que le tour féminin ne se courre
toujours que sur une semaine. « Il faut bien comprendre
que, pour les femmes, c’est seulement un problème d’argent,
a-t-elle indiqué à ce sujet. On le voit avec Paris-Roubaix
femmes où le sponsor Zwift va se retirer. On a déjà rajouté un jour
de plus au Tour femmes et on n’a pas envie de fermer la porte à
quoi que ce soit. Mais il faut du temps. »
« Quand j’ai commencé le vélo, j’étais la seule fille au
départ »
Marion Rousse est néanmoins bien placée pour mesurer le chemin
parcouru depuis qu’elle a débuté le vélo. « Quand j’ai
commencé le vélo, j’étais la seule fille au départ, entourée
d’hommes. Forcément, même si j’avais 6 ans, je comprenais bien que
moi, je ne ferais jamais le Tour, ni Paris-Roubaix. Mon modèle,
c’était Tom Boonen », a-t-elle d’ailleurs rappelé.
Pour la Nordiste, tout a changé avec le Tour de France, relancé
en 2021. « Il n’y avait que le Tour pour offrir une
visibilité et permettre l’identification des championnes. Le public
les connaît, ce qui incite des sponsors à investir sur des filles
et se traduit par des contrats beaucoup plus élevés qu’en
2020 », a-t-elle confié à ce sujet.


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