Lucas Hernandez, les graves accusations

Une plainte a été déposée pour
traite d’êtres humains et travail dissimulé contre le défenseur du
PSG et de l’équipe de France, Lucas Hernandez.
Lucas Hernandez se retrouve dans la tourmente après une plainte
déposée le 14 janvier dernier par une famille de cinq
ressortissants colombiens. RMC relaie ce dimanche les informations
de Paris-Match quant à l’ouverture d’une enquête confirmée par le
parquet de Versailles dans cette affaire. Sont ainsi visés
le défenseur des
Bleus et du PSG ainsi que sa compagne Victoria Triay.
Le couple est accusé de « traite d’êtres humains et
travail dissimulé ». Cela dans le cadre de la propriété
francilienne où l’ancien joueur du Bayern Munich et de l’Atlético
de Madrid a élu domicile en 2023.
Dans un entretien récent accordé à El Pais, la plaignante qui
dénonce l’exploitation présumée de sa personne, de ses parents et
de deux de ses frères en dit davantage. « J’ai fait venir
toute ma famille en France parce qu’ils nous avaient promis qu’ils
nous aideraient à obtenir des papiers si on travaillait pour eux.
Ce n’a pas été le cas. On sait maintenant qu’ils nous exploitaient,
qu’ils nous faisaient travailler autant d’heures avec des salaires
très bas parce que nous sommes des migrants et que nous sommes
vulnérables. »
Un mineur également concerné
La jeune femme de 27 ans a fait la connaissance de Victoria Tray
en Colombie. « Elle est venue pour faire de la chirurgie
esthétique, moi j’étais infirmière. Elle a gardé mes coordonnées et
m’a dit qu’elle aimerait bien que je travaille pour
elle. » Et c’est en 2024 qu’elle a rejoint les Yvelines
pour s’occuper de la fille du mannequin argentino-brésilien.
« Mon frère et mon père s’occupaient de la sécurité.
L’un travaillait le jour, recevait les commandes et gardait les
chiens. L’autre travaillait la nuit, s’occupait de la maison et du
couple lorsqu’il rentrait tard après une fête ou un
match. » Un second frère, mineur au moment de son
embauche, était préposé aux courses. La mère étant elle chargée du
ménage. Pour des salaires allant de 2000 à 3000 euros, sans repos
hebdomadaire établi.
Deux versions qui s’opposent
« Ils nous ont payés sans qu’on ne signe de contrat.
Nous n’avions pas accès à la sécurité sociale, il ne fallait donc
pas tomber malade. Au bout d’un an, on a signé un accord de
confidentialité mais rien d’autre », claironne la
plaignante originaire de Bogota, qui accuse par ailleurs le couple
d’avoir fourni à sa famille des faux papiers d’identité
espagnols.
Pour leur défense, Lucas Hernandez et sa compagne assurent de
leur côté avoir été « manipulés », regrettant
une « épreuve profondément douloureuse ».
« Ces personnes ont partagé notre vie avec respect et
dignité. Nous n’avons jamais agi avec une intention malveillante ni
dans le mépris de la loi », ajoutent-ils, précisant
« les avoir aidés, soutenus et crus quand ils nous
ont assuré être en cours de régularisation de leur
situation ».


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