Lou Jeanmonnot disqualifiée ? La grosse boulette !

Pour s’être présentée au départ
du sprint d’Oberhof, ce jeudi, avec un autocollant non
réglementaire sur sa carabine, et, surtout, avoir disputé la course
avec ensuite, Lou Jeanmonnot aurait pu être disqualifiée. “J’ai eu
chaud”, n’a pas caché après-coup la championne française,
7e.
Partie avec le dossard jaune de leader du classement général, ce
jeudi lors du sprint d’Oberhof, première course de l’année 2026,
Lou Jeanmonnot a frôlé la disqualification pour une histoire d’…
autocollant ! Le règlement oblige en effet les concurrents à coller
en Coupe du monde l’autocollant du sponsor officiel de la
compétition et surtout pas un autre, encore moins d’un autre
sponsor. La Franc-Comtoise le savait, mais cela ne l’a pas empêchée
de se présenter au départ avec le mauvais sticker et donc une
carabine réglementaire.
Pire encore : la grande battue de l’hiver dernier dans la course
au gros globe a disputé la course avec ce mauvais autocollant. Ce
qui aurait pu coûter très cher à une Jeanmonnot qui a de surcroît
ajouté quelques points à son compteur en terminant 7e jeudi. La
championne française s’en est rendu compte après l’arrivée.
A sa décharge, l’organisation – ou plus exactement une dame en
personne de l’organisation – l’a autorisée à s’élancer avec
l’autocollant du sponsor de… la Coupe de France. Ces quelques
points ainsi que la poursuite auraient néanmoins pu lui passer sous
le nez.
Jeanmonnot : « J’ai
eu chaud »
« J’ai couru en France la semaine dernière pour faire
un chrono, donc j’avais l’autocollant du Samse National Tour à la
place du Viessmann. Ils me l’ont dit au départ mais en allemand,
persuadés que je parle bien allemand. Ils m’ont dit quelque chose à
propos du Viessmann. En gros, je comprends que j’ai oublié de
rajouter l’autocollant du Viessman. Mais ils me disent que c’est ok
et que l’on verra après la course. A l’arrivée, je me suis rendu
compte qu’ils m’avaient laissé courir avec le Samse », a
expliqué Jeanmonnot ensuite sur La Chaîne L’Equipe, où
elle est revenue sur cette mésaventure qu’elle aurait pu payer au
prix fort sans l’indulgence des organisateurs.
« Je suis énervée parce qu’ils auraient pu tout
simplement me virer l’autocollant de la France et me laisser courir
sans rien. Or, faire de la pub non-autorisée, c’est passible de
disqualification, donc j’ai eu chaud. La dame qui était au départ
m’a dit de me calmer et que ça irait bien, car j’avais commencé à
vouloir régler le problème en trente secondes. Elle a été plutôt
très cool. Mais si le mec de l’IBU avait été mal luné, ça aurait pu
se passer autrement. » Marquée par cette histoire, la
native de Pontarlier ne devrait plus jamais se tromper
d’autocollant.


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