14 February 2026 15:06

L’OM, encore une douche froide…

L’OM a cru avoir mis la crise en pause… Marseille a été accroché par Strasbourg (2-2), samedi, pour son premier match depuis le départ de Roberto De Zerbi dans la semaine. Comme face au Paris FC, les Phocéens ont mené de deux buts avant d’être repris à la dernière seconde du match.

Tout semblait devoir permettre aux Marseillais, coachés par Pancho Abardonado en attendant la possible arrivée d’Habib Beye la semaine prochaine, de repartir de l’avant. Après une entame de match un peu lunaire, avec des banderoles contestataires et un stade à moitié vide le temps que les supporters mettent un terme à leur grève lors du premier quart d’heure, l’OM piquait sur un contre modèle. Mason Greenwood, servi par Amine Gouiri dans l’intervalle, ajustait superbement Penders pile au moment où les virages commençaient à se remplir (1-0, 14e). Repassés à quatre en défense en l’absence du capitaine Leonardo Balerdi, les Ciel et Blanc affichaient un visage assez convaincant et maîtrisé.

Comme souvent au retour des vestiaires, Marseille frappait en profitant d’une mauvaise relance de Penders. Gouiri, pas avare en efforts, réussissait un enchainement de grande classe en ouvrant son pied pour faire trembler de nouveau les filets strasbourgeois (2-0, 47e).

Les changements et la panique ont tué l’OM

Coincidence ou non, c’est lorsque Pancho Abardonado a sorti Bilal Nadir, très bon à la récupération dans l’entrejeu, que la situation s’est brutalement délitée. Après un exploit de Martial Godo, Sebastian Nanasi, entré à l’heure de jeu, voyait son tir puissant dévié par un tacle de Pierre-Emile Hojbjerg pour tromper Rulli (2-1, 74e). Là où d’autres équipes n’auraient pas accusé le coup, l’OM s’est replié et a commencé à paniquer, comme trop souvent ces dernières semaines.

Audacieux et pas découragés, les Strasbourgeois ont pilonné la défense marseillaise jusqu’à l’erreur fatale. Un peu trop décontracté pour dégager un ballon avec rebond, Emerson ne voyait pas Gessim Yassine lui passer devant pour toucher le ballon et lui assénait un coup de pied dans la surface. Joaquin Panichelli, qui s’était chauffé à plusieurs reprises avec son compatriote, transformait son penalty (2-2, 90e+4), non sans réussite. Avec un Rulli un peu plus en confiance, ce tir plein axe n’aurait peut-être pas fait mouche…

Marseille aurait pu s’offrir un peu d’air et préparer la succession de Roberto De Zerbi, mais aussi les prochains rendez-vous capitaux avec un peu plus de sérénité. Résultat : Lyon peut prendre 5 points d’avance à la 3e place en battant Nice dimanche, sans parler des Lensois, qui auront 12 longueurs d’avance en tête de la Ligue 1 en cas de succès sur la pelouse du Paris FC.

 

Author