Les Bleus peuvent remercier Francisco

Il a fallu un panier à trois
points de Sylvain Francisco à deux secondes de la fin, jeudi soir
en Hongrie, pour que les Bleus fassent chuter (74-71) cette équipe
qui n’avait pas encore perdu chez elle lors de cette campagne
éliminatoire de la Coupe du monde 2027. La France rejoint ainsi son
adversaire du soir en tête du groupe G.
C’était le match piège par excellence. Et l’équipe de France a
bien failli tomber dans le panneau. Heureusement, Sylvain Francisco
est passé par là et a évité aux Bleus, juste avant le buzzer, une
prolongation qui avait tout du traquenard là aussi. Sur l’action
précédente, ces Hongrois, pourtant longtemps menés par les joueurs
de Freddy Fauthoux, vendredi soir dans la petite arène de
Szombathely lors de ce match comptant pour la 3e journée des
éliminatoires de la Coupe du monde 2027, venaient de remettre les
compteurs à zéro sur un panier venu d’ailleurs de Zsombor
Maronka.
Sur le coup, l’artificier maison, auteur de 17 points dans ce
match, pensait lui-même qu’il venait de faire mouche à deux points,
et non à trois points. Pourtant, c’est bien de derrière la ligne
que l’arrière vedette de cette équipe de Hongrie invaincue chez
elle avant de se frotter aux Tricolores vendredi. Tout était donc à
refaire pour cette équipe de France plombée quelques secondes plus
tôt sur un ballon bêtement perdu (NDLR : Les Français en terminé le
match avec 18 pertes de balle !) par Amath Mbaye (13 points, 2
rebonds) alors qu’elle avait compté jusqu’à douze points d’avance
malgré une entame complètement manquée.
Retrouvailles au Mans
dimanche
Ce début de match catastrophique des Bleus face au leader de la
poule paraissait toutefois bien loin lorsque Francisco, 10 points,
5 passes, 2 rebonds vendredi, un peu comme Maronka juste avant, a
hérité du ballon dans un angle assez fou. Cela n’a pas empêché le
meneur du Zalgiris Kaunas de se lever et de rentrer ce panier
synonyme de victoire (74-71) pour les Français (Amine Noua, avec 15
points, a terminé meilleur marqueur) à deux secondes de la fin du
temps réglementaire.
Avec donc en sauveur l’ancien joueur du Paris Basket, pourtant
certain après les échecs des Bleus lors de la dernière Coupe du
monde comme à l’Euro l’année dernière d’être le chat noir de la
sélection. Vendredi, Francisco n’a pas été le chat noir, mais le
héros. Car il ne pouvait pas rendre un plus précieux service à
cette équipe de France privée de ses stars et encore une fois
brouillonne et très poussive par moment avant de retrouver ces
mêmes Hongrois et un excellent Zoltan Perl (21 points) dimanche au
Mans.
Avant cet acte 2, la France revient à hauteur de son adversaire
du soir en tête du groupe G. Un succès ô combien important, certes
sans la manière.


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