Le Stade Toulousain mis à l’amende

D’après les informations de
L’Equipe, le Stade toulousain aurait payé une amende en 2023, dans
le cadre d’une médiation avec la Ligue, après avoir reconnu avoir
enfreint le salary-cap.
Le Stade Toulousain est dans la tourmente, et le journal
L’Equipe dévoile de nouvelles informations ce mardi.
Mercredi dernier, le quotidien sportif révélait que le club
champion de France avait fait quelques entorses au salary-cap, en
faisant signer à ses stars Antoine Dupont et Anthony Jelonch des
contrats d’image avec la société 3S-Alyzia. L’entreprise
spécialisée dans les services aéroportuaires, sponsor du club,
aurait fait signer un contrat de 1,5 millions d’euros à Dupont et
170 000 euros à Jelonch, mais elle n’a au final jamais utilisé leur
image. Un moyen de contourner le salary-cap, car verser
des droits à l’image plutôt qu’un salaire traditionnel permet à un
club d’économiser les cotisations Urssaf tandis que les joueurs
échappent à l’impôt sur le revenu.
Une amende de 200 000
euros
La société 3S-Alyzia avait fait signer un contrat à Antoine
Dupont en 2018, peu après son arrivée en provenance de Castres,
mais la somme n’a pas été déclarée dans le salary-cap. Ce mardi,
L’Equipe révèle sur son site Internet qu’en 2023, le Stade
Toulousain se serait acquitté d’une amende de l’ordre de 200 000
euros, dans le cadre d’une procédure de médiation avec la Ligue.
Le club avait alors reconnu ne pas avoir déclaré ce contrat
au salary-cap manager et a accepté de payer une amende.
Cette information n’était pas publique puisque la médiation du
conseil de discipline de la Ligue nationale de rugby (LNR) est une
procédure privée que peuvent choisir les clubs.
Dupont n’a pas « d’énergie à
perdre avec ça »
Interrogé samedi avant la victoire dans le Tournoi des 6 Nations
face au pays de Galles, Antoine Dupont avait dit ne pas
« avoir d’énergie à perdre avec ça » et que ses
« conseils s’en occupent pour le moment ». Lundi, c’est
l’avocat de 3S-Alyzia qui était monté au créneau dans Midi
Olympique pour défendre l’entreprise :« Un examen sérieux des
faits montre que cette accusation ne résiste pas à l’examen : quand
le groupe 3S a conclu les contrats d’Anthony Jelonch, il n’était
plus en effet partie associée au club. Quel aurait été,
alors, l’intérêt de 3S de conclure un tel pacte avec un club avec
lequel il n’avait plus de lien ? C’est d’autant moins
crédible que lorsque ce groupe est ultérieurement redevenu
fournisseur du Stade Toulousain, cela s’est fait à l’appui d’un
appel d’offres qu’il a remporté parce qu’il était le mieux-disant
de toutes les entreprises qui y ont répondu. Aucun privilège ne lui
a donc été octroyé. » Affaire à suivre.


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