Le Sénégal privé de son titre, la sanction tombe !

Les Lions de la Teranga n’en
étant pas à leur coup d’essai en la matière, le Sénégal doit être
sévèrement puni, martèle-t-on au Maroc.
Le Sénégal est fixé sur son sort. La Commission de discipline de
la CAF, devant laquelle se sont présentés le Secrétaire Général de
la Fédération sénégalaise, mais également Pape Thiaw, le
sélectionneur, et, deux joueurs des Lions de la Teranga, Ismaïla
Sarr et Illiman Ndiaye, a en effet fait preuve d’indulgence à leur
égard. Trop, selon le camp marocain, qui a d’ores et déjà annoncé
son intention de faire appel de la décision du jury
disciplinaire.
En décidant de rentrer aux vestiaires pour protester contre le
penalty accordé au Maroc dans les derniers instants du temps
réglementaire, les Sénégalais, finalement revenus sur la pelouse
après une dizaine de minutes de palabre, ont plongé la finale
de la CAN dans le chaos et mis le football africain dans
l’embarras. De quoi pousser certains à réclamer des sanctions
exemplaires.
C’est notamment le cas de Samir Bennis, conseiller politique à
Washington et rédacteur en chef de Marroco World News.
« Pour l’amour du football, le Sénégal devrait être
sévèrement sanctionné », écrit-il dans une longue tribune
publiée sur le site de référence Médias24, évoquant un «
effondrement honteux », une « atteinte à
l’esprit du fair-play » et un « acte
antisportif ».
« Une exclusion temporaire de la Coupe du monde et une
suspension d’au moins deux prochaines éditions de la
CAN »
Et le Sénégal a d’autant moins d’excuse à ses yeux qu’il n’en
est pas à son coup d’essai en la matière. En 2004, lors du quart de
finale face à la Tunisie, les Lions de la Teranga et leur
capitaine, El Hadji Diouf avaient protesté avec une telle virulence
après l’arbitre que la rencontre avait dû être interrompue durant
près d’un quart d’heure. Huit ans plus tard, c’est lors des
barrages de la CAN que le Sénégal avait totalement perdu le
contrôle après le but du 2-0 inscrit par Didier Drogba, la rage des
joueurs sénégalais déteignant sur les tribunes où les incidents
avaient forcé l’arbitre à arrêter la rencontre à un quart d’heure
de la fin.
L’attitude des Sénégalais, le 18 janvier, face au Maroc est donc
teintée d’un air de déjà-vu. « Normaliser ce message
porterait un coup fatal aux fondements mêmes de la bienséance
sportive et aux piliers de la gouvernance du football »,
écrit donc Samir Bennis avant de réclamer que la CAF et la FIFA
sévissent « pour remettre la maison en
ordre ».
« Ne pas agir avec fermeté reviendrait à entériner
l’insubordination collective comme une tactique
acceptable », insiste-t-il avant de proposer une
« exclusion à vie » de Pape Thiaw, coupable
d’avoir encouragé ses joueurs à quitter la pelouse, ce qui
constitue « une faute grave, impardonnable ». De
même, les joueurs rentés aux vestiaires doivent écoper de
« suspensions substantielles ».
Surtout, le Sénégal doit également être durement sanctionné.
« Une exclusion temporaire de la Coupe du monde de la FIFA
et une suspension d’au moins deux prochaines éditions de la CAN
s’inscriraient dans la lignée des décisions passées de la CAF et
enverraient un message sans équivoque », affirme le
journaliste, selon qui la CAF « au regard de la gravité
des faits survenus à Rabat, peut légitimement décider de retirer le
trophée au Sénégal. » Une sanction qui serait sans
précédent.


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