La France avantagée lors du relais mixte ?

L’équipe de France aura une très
belle carte à jouer lors du relais mixte, dimanche, première
épreuve de biathlon de la quinzaine olympique.
La délégation tricolore se veut ambitieuse alors que doivent
s’ouvrir ce vendredi les Jeux Olympiques de Milan et Cortina
D’Ampezzo. Si un objectif de médailles n’a pas été fixée, la France
visera le Top 5 au tableau des médailles, ce qui constituerait une
grande première aux Jeux d’hiver.
Pour parvenir à ses fins, l’équipe de France comptera notamment
sur ses biathlètes, qui devraient être, comme à Pékin ou
Pyeongchang, les principaux pourvoyeurs de médailles tricolores.
Alors que Lou Jeanmonnot et Eric Perrot dominent le classement
général de la Coupe du monde, les Bleus peuvent réaliser une
véritable moisson.
« En dessous de six, ce serait une déception et au-delà
de dix, ce serait une grosse performance. On est à ce niveau de
performance pour l’équipe de France depuis deux-trois ans, donc
forcément on a cette ambition », a confié Martin
Fourcade, quintuple champion olympique, au micro de RMC.
« C’est plutôt un avantage pour l’équipe de
France »
Et l’équipe de France pourrait frapper dès le relais mixte qui
ouvrira la quinzaine olympique ce dimanche. Avec Eric Perrot,
Quentin Fillon-Maillet, Lou Jeanmonnot et Julia Simon, le staff
tricolore a aligné la meilleure équipe possible et le format de
course est également une aubaine pour les Bleus.
« Le fait que ce soit les filles qui finissent, c’est
plutôt un avantage pour l’équipe de France car il faut savoir que
lorsque ce sont les garçons qui finissent, tout le monde court sur
la distance des garçons et lorsque ce sont les filles qui
finissent, tout le monde court sur la distance des
filles », a ainsi expliqué Martin Fourcade.
« Ça donne donc plus d’importance à la performance des
filles parce que les garçons ont moins le temps de faire des écarts
sur 6 kilomètres que sur 7,5 kilomètres. Donc factuellement, la
partie des filles prend plus d’importance et c’est donc important
d’avoir une équipe féminine qui est forte », a-t-il poursuivi,
ajoutant : « Ça nous donne donc un avantage
concurrentiel sur la Norvège par exemple qui a des garçons très
forts et des filles un peu moins performantes. C’est donc un
avantage pour nous d’avoir les filles qui finissent. Comme c’est le
cas pour les Italiennes qui ont une équipe féminine très
forte. »
« On fait partie des deux, trois favoris mais je pense
qu’on est plus favoris sur les relais de spécialités car chez les
hommes comme chez les femmes, on a une grosse densité. Le relais
mixte fait qu’il y a une plus grande ouverture, a-t-il
toutefois relativisé. Il y a donc cinq, six nations qui peuvent
prétendre au podium. »


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