La drôle de journée de Van Beveren…

Après sa 6e place, ce mardi sur
la 9e étape, Adrien Van Beveren est revenu sur sa journée des plus
particulières, avec une erreur de navigation que le Nordiste n’a
pas comprise mais aussi une stratégie qui l’a amené à décélérer sur
la fin de la spéciale.
Comme beaucoup de ses rivaux, Adrien Van Beveren s’est fait
piéger sur la 9e étape du Dakar, mardi, deuxième étape marathon de
cette édition, avec là encore aucune assistance après l’arrivée.
Coupable de plusieurs erreurs de navigations depuis le départ, le
Nordiste s’est de nouveau laissé surprendre.
Sauf que cette fois, le 3e en 2025 comme en 2024 n’a pas compris
ce qu’il l’avait amené à commettre cette erreur qui lui a fait
perdre beaucoup de temps. Après l’arrivée au micro de La Chaîne
L’Equipe, le 7e du classement général semblait d’ailleurs encore
s’interroger.
Van Beveren : « Je n’ai pas
trop compris l’erreur »
« C’était un peu confus, je n’ai pas trop compris l’erreur
pour tout vous dire. Si ce n’est que je voyais que le cap n’était
plus bon alors que le dessin semblait être correct. On avait une
montagne sur notre gauche, on était dans un ouadi (une vallée). Je
me suis dit que ça allait revenir, mais ça ne revenait jamais, donc
j’ai fait demi-tour, mais c’était un peu caillouteux, on ne voyait
pas bien les traces au sol. J’ai dû lâcher cinq minutes
malheureusement là-dessus », analysait un Van Beveren qui a
retrouvé la piste ensuite, et a appuyé à fond sur l’accélérateur
avant de… ralentir volontairement le rythme pour ne pas finir parmi
les premiers.
Et Van Beveren
freina…
Là encore pour une question de stratégie et dans le but d’éviter
d’endosser ce rôle d’ouvreur qui fait peur à tout le monde, en
autos comme chez les motos. « Je me suis dit qu’il fallait que
j’attaque et que je verrais bien. Mais après cette erreur, je me
suis dit que je n’avais plus besoin de calculer. Je me suis dit :
« J’attaque ». J’ai roulé fort (…) Mais à un moment, je
ne voyais plus Skyler (Howes), donc j’ai relâché et je me suis dit
que ce serait dommage d’attaquer juste un peu trop alors que
j’avais perdu beaucoup de temps ce matin et de me retrouver quand
même à partir devant demain. » Finalement 6e,
« AVB » n’aura pas à porter ce fardeau.


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