Justine Braisaz-Bouchet, le gros aveu de Julia Simon

A l’approche du coup d’envoi des
Jeux Olympiques, Julia Simon est revenue sur les conséquences de
l’affaire de la fraude à la carte bancaire.
J-2 avant le coup d’envoi des Jeux Olympiques. Vendredi marquera
en effet le coup d’envoi des Jeux de Milan. Les biathlètes auront à
attendre jusqu’à dimanche pour entrer en scène. Avec une première
grande chance de médaille puisque la quinzaine débutera en biathlon
par le relais mixte.
Si Lou Jeanmonnot et Eric Perrot semblent assurés de disputer
cette première course, les autres biathlètes sont en balance.
Notamment Justine Braisaz-Bouchet et Julia Simon chez les
féminines, les deux femmes ayant confirmé leur montée en puissance
vers les Jeux en l’emportant à Nove Mesto, sur l’individuel pour la
première et sur la mass-start pour la seconde.
« Cela met en confiance. Après, la préparation
s’était déjà bien déroulée. Ça vient juste valider tout ça et ça
fait du bien, surtout vu ce scénario très électrique », a
confié à cet effet Julia Simon dans un entretien accordé à Ouest
France. Une interview dans laquelle la biathlète des Saisies est
revenue sur l’affaire de la fraude à la carte bancaire, conclue par
une condamnation par la justice et une suspension.
Julia Simon n’en a pas parlé avec Justine Braisaz-Bouchet
« Ça me paraît vraiment très loin. Il y a plein de
choses qui sont passées. Je me suis remise en route, en
compétition, et j’aborde les choses avec sérénité. Je sais que j’ai
bien fait le travail, a-t-elle confié. Même en étant en
dehors de la Fédération française de biathlon, je ne suis pas
restée les journées sur mon canapé. Je ne suis pas ce genre de
personne. Je suis quelqu’un qui travaille beaucoup et je me suis
vraiment très bien entraînée pour arriver de la meilleure des
manières sur cette année olympique. »
A posteriori, Julia Simon assure ne pas avoir craint pour sa
présence à Milan. « Mon objectif est resté le même. Je dis
ça aujourd’hui alors que quatre ou cinq mois en arrière je n’aurais
peut-être pas répondu la même chose. Mais ça a toujours été clair
dans ma tête. Je devais m’entraîner pour aller aux Jeux et
c’était le plus important », a-t-elle affirmé, ajoutant
ne pas en avoir « vraiment parlé » avec sa
victime, Justine Braisaz-Bouchet.
La multiple championne du monde a également évoqué les attaques
dont elle a été victime sur les réseaux sociaux suite à ses aveux
et sa condamnation. « J’ai lu des choses, pas tout. Je me
suis protégée dans un premier temps. Après, j’ai eu besoin d’aller
voir. Et j’étais très bien entourée, car j’ai la chance d’avoir des
personnes incroyables autour de moi, a-t-elle expliqué.
Après, je n’oublie pas. Il y a des noms que j’ai en tête aussi,
des commentaires qui reviennent souvent. Je me dis que la meilleure
réponse, c’est sur la piste que je la donnerai. Je suis encore là
parce que j’aime profondément mon sport. Quand on est dans une
spirale, sans recul, c’est parfois mieux aussi de ne rien dire et
de montrer ce qu’on vaut sur la piste. » Les Jeux en seront la
meilleure occasion.


Comments 0