Julian Alaphilippe, c’est fini

De son propre aveu, Julian
Alaphilippe est loin de sa meilleure forme. Ce qui ne l’empêche pas
de courir après la victoire.
Julian Alaphilippe aura dû prendre son mal en patience. Débarqué
chez Tudor l’hiver dernier après plus d’une décennie passée au sein
de la Quick-Step, le natif de Saint-Amand-Montrond aura dû attendre
jusqu’en septembre pour goûter à la victoire.
En retrait tout au long du printemps ou sur le Tour de France,
pourtant annoncé comme l’un de ses principaux objectifs de la
saison, le double champion du monde tricolore a créé la sensation
au Grand Prix de Montréal en l’emportant au nez et à la barbe de
Tadej Pogacar, présent au Canada. De quoi le conforter dans l’idée
qu’il peut continuer à voir les choses en grand malgré les années
qui passent.
Pourtant, le compagnon de Marion Rousse le reconnait sans peine:
il n’évolue plus au niveau qui fut le sien par le passé.
« Je sais que je suis loin de ma meilleure forme,
a-t-il ainsi soufflé auprès de Sigma Sports Unplugged with Matt
Stephens. Je ne suis pas une machine. Mais je sais que lorsque je
suis en bonne forme, que je me sens bien et que je peux jouer avec
mes jambes et mon instinct, je peux participer à la lutte pour la
victoire. »
Julian Alaphilippe toujours ambitieux
« Je souffre plus à un certain seuil qu’avant.
Auparavant, je pouvais aller plus loin, avait-il récemment
expliqué au cours d’un entretien accordé à L’Equipe.
C’est peut-être l’âge, je ne sais pas, je commence à avoir des
cheveux blancs. Et puis j’ai quand même toutes les gamelles,
les blessures, qui me rappellent à l’ordre. Souvent, je me rends
compte que j’ai des douleurs que je ne suis pas censé avoir à
33 ans. Quand je vois les gamelles que j’ai prises, les
opérations que j’ai eues, le dos bloqué souvent… »
Le double champion du monde tricolore, qui a notamment décidé
d’axer son début de saison sur les Ardennaises avant de se
concentrer sur le Tour de France, n’en est pas moins ambitieux à
l’approche du coup d’envoi de la nouvelle saison, qu’il débutera au
Tour d’Algrave, le mois prochain. « Je me sens encore capable
de pouvoir gagner de grandes courses, a-t-il asséné. Si je n’ai
plus ça, c’est fini. Je ne peux pas rouler juste pour rouler.
»


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