Julia Simon, un nouveau verdict est tombé !

A son avantage lors du week-end
de Coupe du monde à Oberhof, Julia Simon est sur la bonne pente,
selon l’ancienne Biathlète Sandrine Bailly.
A désormais moins d’un mois du coup d’envoi des Jeux Olympiques
à Milan, Julia Simon monte en puissance. Discrète lors de son
retour à la compétition à Hochfilzen, début décembre, après avoir
purgé sa suspension consécutive à ses aveux et à sa condamnation
dans l’affaire de la carte bancaire, et encore en retrait au
Grand-Bornand, la biathlète des Saisies a été la Française la plus
en vue à Oberhof, théâtre de la quatrième manche de la Coupe du
monde.
Troisième du sprint, son premier podium cette saison, la décuple
championne du monde a enchaîné avec une quatrième place sur la
poursuite après avoir participé à son premier relais depuis son
grand retour sur le circuit, avec à la clé une éclatante victoire
des Bleues. Forcément prometteur à l’approche du grand rendez-vous
olympique.
« Elle avait besoin de la confrontation et du groupe
pout monter en intensité après avoir évolué seule pendant un bon
moment. Rien ne vaut la confrontation pour progresser et franchir
des caps, a estimé Sandrine Bailly à son sujet dans les
colonnes de Nordic Mag. Là, elle engrange petit à petit et
revient au niveau auquel on la connaît. Ce n’est pas très étonnant,
concernant le personnage qu’elle soit revenue rapidement au contact
des autres. »
« Ce n’est pas encore la meilleure Julia Simon »
« Physiquement, ce n’est pas encore la meilleure Julia
Simon. On sent que ça peut être un peu poussif, a-t-elle
ajouté. Il y a du mieux, mais ce ne sont pas encore les
meilleurs temps. Hanna Oeberg l’a notamment largement dominée sur
la fin de la poursuite. Il y a encore une petite marge de
progression, mais elle analyse bien sa situation, ce qui lui permet
d’ajuster. C’est ce qui fait sa force. »
La vainqueur du gros globe de cristal en 2005 s’est également
exprimée sur le petit week-end de Lou Jeanmonnot, septième du
sprint et seulement dixième de la poursuite en raison de
difficultés au tir. « Sur le sprint, physiquement, elle
n’était pas au mieux, mais c’était déjà meilleur sur la poursuite.
Elle est placée, mais pas au niveau qu’elle espérait. Lou est très
perfectionniste et, évidemment, ça ne lui convient pas,
a-t-elle expliqué. Maintenant qu’elle est régulièrement sur le
podium, un top 10, pour elle, c’est compliqué et pas suffisant.
Malgré tout, il faut relativiser: ce n’est pas une grosse
contre-performance. Tout va bien. Elle n’est pas à la rue
physiquement et est placée. Il n’y a rien d’inquiétant. Elle sait
faire et va vite redresser la barre à Ruhpolding. »


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