Julia Simon, nouvelle affaire confirmée !

Le geste de Julia Simon après son
sacre sur l’individuel et ses propos tenus face à la presse n’ont
pas vraiment eu l’effet souhaité.
Julia Simon est un peu plus entrée dans la légende du biathlon.
Vainqueur de son premier titre olympique trois jours plus tôt lors
du relais mixte, la biathlète des Saisies a en effet enchaîné sur
l’individuel, devenant ainsi double championne olympique. Mais ce
nouveau sacre a rapidement été éclipsé. La faute à son geste, le
doit sur la bouche, en franchissant la ligne et ses propos tenus
devant la presse.
« J’aimerais qu’on me foute la paix » ,
a-t-elle ainsi lancé face aux journalistes. La page a été
tournée au sein de l’équipe. On a parlé, on est là pour gagner des
médailles … Donc s’il vous plaît, arrêtez, ce serait vraiment
appréciable pour tout le monde. » Et la native d’Albertville
d’expliquer que ce geste était « destiné à une personne en
particulier », avant de préciser qu’il s’agit d’un journaliste
dont elle n’avait pas apprécié le commentaire. « On
s’est expliqué, maintenant c’est terminé, on passe à autre chose et
je ne reviendrais pas là-dessus », a-t-elle poursuivi.
Le mal était fait. « C’est un peu elle qui remet une
pièce dans la machine, a souligné le journaliste Régis
Testelin sur le plateau de L’Equipe du soir. Et ce n’est pas à
elle de décider si les gens en parlent ou pas. Chacun est libre. Si
nous, on a envie d’en parler, on en parle. Ce n’est pas à elle de
décider pour nous. Je trouve étonnant d’avoir remis une pièce dans
la machine sur le mode « laissez-moi tranquille ». On l’aurait
tous laissé tranquille et on ne serait pas en train de parler de ça
si elle n’avait pas évoqué le sujet. C’est un peu maladroit au
niveau de la com. »
« C’est ridicule »
« Quand t’es connue et que tu as des casseroles
extra-sportives, elles te poursuivent, c’est la règle du jeu
malheureusement, a-t-il renchéri. Si elle veut effacer ça,
qu’elle commence, elle, à ne pas en parler. »
Son confrère Hugo Guillemet se voulait encore plus sévère. «
C’est ridicule de faire cette déclaration, a-t-il asséné.
Je comprends qu’elle fasse cette déclaration dans l’émotion après
qu’elle a gagnée mais ça n’efface pas ce qu’elle a fait. Ce qui
efface ce qu’elle a fait, c’est qu’elle est condamnée, elle purge
sa peine mais ce n’est pas en gagnant un titre qu’on efface…
»
« Elle dit ‘j’estime avoir assez prouvé » mais on
ne lui demande pas de prouver sur les skis, a-t-il poursuivi.
L’histoire est quand même lunaire. C’est la carte bleue d’une
coéquipière. Evidemment que les médias en parlent. On aurait
préféré ne pas en parler. Sauf que c’est là. »
« C’est inacceptable »
Dans son édition de jeudi, L’Equipe a par ailleurs révélé dans
un éditorial que le journaliste en question travaillait au sein du
quotidien, ajoutant que l’un de ses reporters avait été pris à
partie par un membre du staff.
« Le doigt sur la bouche à la fin de l’individuel nous
était adressé, à nous L’Equipe parce que nous avons relaté des
faits et une ambiance que Lou Jeanmonnot, elle-même, a regrettée au
miro de notre chaîne », est-il ainsi écrit, l’éditorial
pointant également du doigt « un encadrement qui aurait aimé
qu’on ne parle de rien, avant, pendant, après et surtout pas aux
Jeux, maniant même l’intimidation auprès d’un de nos reporters. Ce
qui est inacceptable. »


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