Julia Simon, la sanction tombe

Marquée par les Jeux de
Milan-Cortina, Julia Simon a du mal à s’imaginer pousser jusqu’aux
Jeux de 2030. Même si elle ne ferme pas la porte…
Passée au travers à Pékin quatre ans plus tôt, avec à la clé la
seule médaille d’argent du relais féminin, Julia Simon a pris une
magnifique revanche lors des Jeux de Milan-Cortina. Avec trois
titres olympiques sur le relais mixte, le relais féminin et
l’individuel ainsi qu’une médaille d’argent sur la mass-start, la
biathlète des Saisies a été la grande dame des Jeux.
L’objectif de la native d’Albertville a été rempli et la fin de
saison s’annonce bien plus tranquille. Douzième du classement
général, la Française n’a rien à espérer des trois dernières étapes
de la Coupe du monde.
« J’aborde la fin de saison relâchée
finalement, a-t-elle indiqué à Eurosport. Mon objectif,
c’était en février, je n’ai plus à jouer le classement général,
donc j’y vais vraiment relâchée, un peu comme sur les Jeux, avec
l’envie de faire vraiment des belles courses, avec la bonne
manière, du beau biathlon. Je veux me faire plaisir, c’est mon fil
conducteur et mon mot d’ordre. »
Le quotidien de la Coupe du monde risque néanmoins de paraître
fade comparé à la frénésie des Jeux Olympiques. « C’était
génial de pouvoir faire partie de cette équipe, dit-elle, de
sentir que tout le monde s’épanouissait. C’est presque assez facile
quand les Jeux se passent comme ça, tout le monde rentre le soir et
est plutôt content avec l’envie d’y retourner. On ne fait que
compter le nombre de podiums, c’est agréable », a-t-elle
soufflé.
« C’est tellement dur les Jeux olympiques »
« C’est tellement dur les Jeux olympiques, c’est
tellement d’émotions, c’est tellement court aussi en même
temps », a-t-elle insisté. A tel point qu’à 29 ans, Julia
Simon n’est pas certains d’avoir la force prolonger jusqu’en 2030
malgré la perspective de Jeux en France. « Je me projette
encore sur deux ans et après, on verra », a-t-elle
affirmé.
« Ça dépendra de plein de choses, de ma motivation déjà,
a-t-elle expliqué. Je n’ai pas envie de partir en étant sur la
pente descendante. J’ai envie de partir sur des belles
performances, en étant encore compétitive. Il y a une émulation
tellement forte en équipe de France… Mais je ne ferme pas la porte
non plus. »
« C’est vrai que quand on vit des Jeux comme ça, ça
donne envie de continuer jusqu’en 2030, a-t-elle renchéri à ce
sujet. Ce serait bien de vivre cette pression, ce serait un
honneur de la ressentir, parce que les Jeux à la maison, ce sera
une fois dans une vie. Donc, je ne ferme pas la porte, mais on
verra au niveau de la performance, si mon corps tient toujours ou
pas. »


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