Julia Simon, la grosse inquiétude

Devenue l’une des plus grandes
biathlètes de l’histoire, Julia Simon a un temps pratiqué le ski
alpin. Avant de se faire une grosse frayeur…
Vainqueur du gros globe de cristal en 2022, dix fois championne
du monde, Julia Simon espère désormais parachever sa collection
d’un premier sacre olympique. Il y a quatre ans, à Pékin, elle
avait en effet dû se contenter d’une médaille d’argent, remportée
sur le relais mixte.
A Milan, la biathlète des Saisies pourra notamment compter sur
le soutien de ses parents. A l’approche des Jeux, son père a
d’ailleurs livré une touchante anecdote sur sa quête olympique,
débutée alors qu’elle n’avait que six ans.
« Petite, elle était toujours avec moi sur
l’exploitation à courir, à grimper aux arbres, elle faisait des
petits trails… Elle a toujours eu l’esprit sportif» ,
a-t-il raconté dans les colonnes du Dauphiné Libéré,
ajoutant : « Pendant les JO à Salt Lake City en 2002, je
regardais les épreuves le soir, et un jour, elle regardait avec moi
tout en faisant le tour du bâtiment. Je lui disais ‘’mais qu’est-ce
que tu fais ?’’ et elle m’a répondu ‘’Quand je serai grande, je
serai championne olympique !’’ »
« J’arrête, je vais au ski de fond »
Mais à six ans, Julia Simon se prédestinait à d’autres
disciplines. « On a décidé de les inscrire au club des sports
des Saisies à 6 ans. Elles faisaient du ski alpin, mais le club
avait la volonté de leur faire faire un peu de ski de fond par des
jeux. Julia a vite accroché au ski de fond car elle a le goût de
l’effort, mais elle a quand même fait du ski alpin jusqu’à 8 ans
», a expliqué Mr Simon.
Une frayeur en ski alpin l’aura finalement fait changer de voie.
« Elle a commencé à faire un peu de vitesse en alpin, mais
elle s’est fait une frayeur et elle a dit « j’arrête, je vais
au ski de fond », a-t-il confié. Mais elle était déjà
plus attirée par le fond. » Pour le plus grand bonheur du
sport français.


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