Je me sens à ma place

Éliminé dimanche au 2e tour à
Cincinnati en ayant posé beaucoup de problèmes à Karen Khachanov,
Valentin Royer (24 ans) intégrera le Top 100 pour la première fois
de sa vie lundi prochain. Le jeune Français estime qu’il mérite
cette promotion, mais ne veut pas s’arrêter là.
Classé au 104e rang avant le début de ce Masters 1000 de
Cincinnati qui se poursuit sur les courts de l’Ohio, Valentin Royer
(24 ans) grimpera lundi prochain au nouveau classement à la 97e
place mondiale. Une grande première pour le jeune Francilien,
révélation de ces dernières semaines en ce qui concerne les
Tricolores, lui qui n’avait encore jamais fait partie du Top 100.
Royer, qui avait créé l’une des sensations du dernier Wimbledon en
faisant chuter d’entrée Stefanos Tsitsipas, ne l’a pas volé.
Le natif de Neuilly joue à 24 ans (il les a eus le 23 juin
dernier) le meilleur tennis de sa vie. Passé par les qualifications
à « Cincy », Royer avait croqué au premier tour
l’Autrichien Sebastian Ofner, ex-numéro 37. Dimanche, il s’est
incliné contre Karen Khachanov, mais a fait trembler le Russe, 12e
et qui restait sur une finale perdue à Toronto. Aujourd’hui, notre
jeune représentant en est certain : il mérite sa place à la table.
Et compte bien grimper très vite plus haut dans la hiérarchie.
« Je me considère largement Top 100 (…) Je me sens à ma
place ». Et manifestement, cela lui plaît beaucoup.
L’intéressé ne nie pas. « Je suis bien dans ce monde-là, je
sens que j’y ai ma place, ce n’est qu’une question de
temps. »
Royer : « La
différence est minime »
Et pour les éventuels sceptiques, le protégé de Julien Gillet
rappelle ses performances de la semaine. « Je fais pâlir un
gars comme Khachanov, mais aussi un gars qui était 30e l’an dernier
(37e en réalité) », insiste bien Royer, qui se dit « un
peu dégoûté mais également content de (son) tournoi » mais
retient beaucoup d’enseignements très précieux de sa semaine. Et
notamment que sur le circuit, tout est possible.
« La différence est minime (…) Aujourd’hui, on voit plein
de mecs battre des têtes de série. Je suis en dehors du Top 100
(avant le tournoi) et j’accroche un mec qui va être Top 10. »
Le finaliste du Challenger de Bratislava en juin dernier sait qu’il
a encore « beaucoup de points à améliorer ». Il est sûr
néanmoins de ne pas être bien loin de la vérité. Elle passera avant
tout selon lui par davantage de travail. « On va bosser un peu
plus dur. »


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