Je m’attends à être dans le coup

A l’aube de débuter sa deuxième
saison en F1 mais la première chez Red Bull, Isack Hadjar (21 ans)
a fait part jeudi à l’AFP en marge des essais de pré-saison à
Bahreïn de ses ambitions. Le jeune pilote français assure qu’il
souhaite être sacré champion du monde au plus vite, mais ne
s’imagine pas être couronné ailleurs que sous les couleurs de de
l’écurie autrichienne.
Isack Hadjar attend beaucoup de la nouvelle saison de F1. Et
comment ne pas être impatient sachant qu’après des débuts dans la
catégorie reine vécus l’année dernière au sein de Racing Bulls,
l’équipe satellite de Red Bull, le jeune pilote français de 21 ans
promu sous les couleurs de la prestigieuse écurie autrichienne
s’apprête à poursuivre son apprentissage de la F1 au volant de ce
qui se fait de mieux ou presque sur la grille. De quoi nourrir de
grosses ambitions déjà pour le Parisien qui avait terminé
l’exercice précédent à la 12e place du classement du championnat du
monde.
Hadjar ne s’en est jamais caché : il rêve d’être sacré au plus
vite. Mais ce premier titre de champion du monde dont il souhaite
tant, il ne songe même pas à le décrocher ailleurs que chez Red
Bull. L’intéressé l’a clairement fait entendre ce jeudi en marge
des essais de Bahreïn lors d’un entretien accordé à l’AFP.
« C’est ça ou je rentre à la maison. Je ne me vois pas être
champion du monde avec une autre équipe, pour l’instant. »
Hadjar: « Si je suis devant
Verstappen, c’est qu’il y a un problème »
Conscient d’avoir basculé dans une autre dimension, l’ancien
champion du monde de F2, qui avait signé son premier podium en août
dernier aux Pays-Bas (3e), estime de toute façon qu’il se doit
maintenant de briller à chaque course, ne serait-ce que pour faire
honneur au standing de son nouveau baquet. Et que sa monoplace soit
performante ou pas, d’ailleurs. « Si la voiture permet de
gagner, alors je vais gagner des courses, mais si elle ne me le
permet pas, je vais quand même essayer. L’objectif est d’être
régulier au maximum, être dans les points tous les week-ends. Quand
on est Red Bull, on est un peu obligé. Je suis dans une voiture qui
est au minimum dans le top 4, ce n’est pas un exploit en
soi. »
En revanche, finir devant Max Verstappen, en qui il voit
« le meilleur (pilote) au monde, à voitures égales », en
serait assurément un pour Hadjar, qui ne veut de toute façon pas
entendre parler de pareil scénario. « Je m’attends à être dans
le coup mais je ne pense pas être aussi régulier que lui. Je n’ai
pas onze années de F1 dans les pattes, donc si je suis devant lui,
c’est qu’il y a un problème. » Pour le Franco-Algérien, il n’y
aurait rien d’anormal en revanche à ce qu’il soit un jour champion
du monde. Quitte à prendre son temps s’il le faut. « «J’ai 21
ans donc je peux faire de la F1 jusqu’à 40 ans. Je me donne 20
ans. »


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