Jalibert, l’action qui fait débat…

Jeudi soir au Stade de France sur
la fin d’une soirée marquée par la démonstration du XV de France
face à l’Irlande (36-14), Matthieu Jalibert s’est fait plaquer
violemment par le deuxième ligne adverse James Ryan. Le geste de
l’Irlandais n’a pourtant pas été sanctionné. Interrogé par Midi
Olympique, le patron de l’arbitrage français explique
pourquoi.
Jalibert, le plaquage qui fait débat. Lors d’une première sortie
pas loin d’être parfaite pour des Bleus irrésistibles en première
mi-temps avant, certes, de connaître un léger trou d’air après la
pause, le geste était presque passé inaperçu.
Pourtant, ce France-Irlande programmé jeudi soir au Stade de
France en ouverture du Tournoi des 6 Nations et ayant donné lieu à
une nouvelle démonstration d’un XV de France qui avait déjà
terrassé son premier adversaire dans la compétition – le pays de
Galles – à Saint-Denis en 2025 n’a pas uniquement été le théâtre
d’actions de génie et d’essais à la pelle (cinq au total) de
tenants du titre emmenés notamment par un Mickaël Guillard
monstrueux, un Louis Bielle-Biarrey déjà supersonique ou un Mathieu
Jalibert éblouissant lui aussi.
Il y a eu aussi cette toute dernière action, juste avant que
Théo Attissogbe ne vienne parachever cette première masterclass des
joueurs de Fabien Galthié, qui a interpellé beaucoup de supporters
français, dans les tribunes comme devant leur écran.
Raynal : « On considère que
le plaquage est dans la continuité de l’action »
Le deuxième ligne irlandais James Ryan, arrivé très en retard
sur Jalibert, a en effet été coupable d’un violent plaquage à
retardement sur l’ouvreur de l’UBB, qui avait tapé au pied depuis
plusieurs secondes déjà. Mais sans que l’arbitre ne bronche ou ne
sanctionne le joueur du XV du Trèfle.
Mathieu Raynal confirme auprès de Midi Olympique au
lendemain de cette large victoire des Bleus (36-14) que Karl
Dickson a bien fait de ne pas siffler de pénalité contre l’Irlande.
« Ryan est déjà engagé dans le plaquage au moment où Matthieu
Jalibert tape au pied. On considère donc que le plaquage est
connecté et dans la continuité de l’action » confie le patron
de l’arbitrage français, qui comprend néanmoins que la décision de
l’arbitre ait pu étonner beaucoup de monde à chaud.
« C’est un plaquage avec beaucoup d’intensité, certes, mais
il était déjà engagé au moment où Mathieu Jalibert touche le ballon
donc, c’est acceptable ».


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