Isack Hadjar, le nouveau coup de pression

Isack Hadjar s’apprête à débuter
sa première saison chez Red Bull Racing, aux côtés de Max
Verstappen.
Isack Hadjar s’apprête à franchir un cap majeur en abordant sa
première saison sous les couleurs de Red Bull Racing. Après une
première année convaincante en Formule 1 avec Racing Bulls,
ponctuée notamment par un podium à Zandvoort lors du Grand Prix des
Pays-Bas, le pilote franco-algérien a gagné la confiance de la
filière et a décroché une promotion au sein de l’écurie mère. Dès
le mois de mars, il évoluera aux côtés de Max Verstappen.
Réputé pour être un véritable « siège éjectable », le deuxième
baquet Red Bull pourrait ainsi connaître une stabilité inédite.
Depuis le départ de Daniel Ricciardo fin 2018, seul Sergio Pérez
est parvenu à s’y installer durablement, avec quatre saisons
complètes. Pierre Gasly n’y est resté que quelques mois, Alex Albon
un an et demi, tandis que Yuki Tsunoda et Liam Lawson n’ont connu
que des piges éclair.
Malgré ce contexte particulièrement exigeant, Peter Bayer, PDG
de Racing Bulls, affiche une confiance totale envers Hadjar et sa
capacité à performer aux côtés du quadruple champion du monde.
Mieux encore, l’Autrichien estime retrouver chez le jeune Français
certains traits qui rappellent Verstappen.
Isack Hadjar, le nouveau Verstappen ?
Bayer a suivi de près la progression de Hadjar tout au long de
la saison passée, depuis son spectaculaire accident lors du tour de
formation du Grand Prix d’Australie jusqu’à son affirmation comme
l’un des rookies les plus prometteurs du plateau. « C’est l’un
des pilotes les plus travailleurs que j’aie vus, extrêmement
dévoué. Il a même déménagé à Faenza pour être au plus près des
ingénieurs », confie-t-il à RacingNews365.
Sans tomber dans une comparaison excessive, le dirigeant
n’hésite pas à établir un parallèle avec Verstappen : « Parfois
– et je sais qu’on ne devrait pas comparer – mais honnêtement, il
me rappelle Max sur certains aspects. Il arrive en short, avec sa
tenue d’équipe, et tout ce qui l’importe, c’est d’aller courir.
Après une séance de Libres 1, il me dit : “Peter, j’ai envie
d’aller directement en qualifications, j’ai trop hâte d’y être”. Et
ça, c’est Isack. »
Conscient que la saison n’a pas été linéaire pour Hadjar, Bayer
estime même que ces difficultés ont contribué à le renforcer, à
l’image du parcours de Verstappen à ses débuts. « Je suis
content qu’il ait vécu ces hauts et ces bas. Il ne serait pas
humain sinon. Mais sa trajectoire globale est impressionnante : il
est resté solide, affamé, concentré et discipliné »,
conclut-il.


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