10 February 2026 06:41

George Russell, la sécurité avant tout

Directeur de l’association des
pilotes de Formule 1, George Russell a récemment confié ne pas
hésiter à prendre la parole pour mettre en avant les questions de
sécurité. Le Britannique se dit motivé par les accidents qui ont
jalonné sa carrière.

George Russell n’est pas du genre à rester silencieux.
Présent sur la grille de départ depuis 2019, d’abord chez Williams
puis chez Mercedes, le pilote britannique s’est imposé comme une
des figures du paddock. Ce qui lui a valu de succéder à Romain
Grosjean comme directeur de l’association des pilotes de Formule 1
(GPDA) en 2021. Un rôle qu’il prend très à cœur, notamment pour ce
qui est des questions de sécurité.

S’il assure dans un entretien accordé au magazine britannique
Autosport ne pas vouloir « laisser un héritage » par cet
engagement, le pilote aux quatre victoires en Grand Prix
assure vouloir prendre la parole qu’il il voit « une opportunité
d’améliorer quelque chose » et ce, « surtout quand il s’agit de la
sécurité sur les circuits ou de la sécurité des voitures
»
. Un engagement construit par les différents accidents
dont il a pu être témoin, notamment celui qui a vu Billy Monger
perdre ses deux jambes en 2017 alors que les deux pilotes
britanniques étaient coéquipiers en Formule 4.

Russell marqué par les
accidents

« Voir cet accident en direct, puis voir celui d’Anthoine
Hubert, c’était ignoble à regarder », a ajouté George Russell, qui
se remémorait le décès du pilote français après un accident au
sommet du raidillon de l’Eau Rouge lors d’une course de Formule 2 à
Spa-Francorchamps en 2019. « Quand on vit ce genre de choses avec
des personnes que l’on connaît très bien, et que l’on pense
avoir des idées qui peuvent aider à améliorer la sécurité ou
empêcher que cela arrive, alors on a naturellement envie de les
partager, si ça a du sens
», a-t-il ajouté.

De plus, George Russell a concédé qu’il garde en mémoire les
images de l’accident subi par Romain Grosjean à Bahrein lors de la
saison 2020, qui a mis fin à la carrière du Français en Formule 1.
« J’ai regardé dans mon rétro, et tout ce que je pouvais voir,
c’étaient des flammes, a-t-il confié. Ça prenait tout mon
rétroviseur. Ça aurait pu arriver à n’importe qui. Ça aurait pu
arriver au meilleur pilote du monde. C’est simplement le
danger auquel nous faisons face. C’est probablement pour ça que
j’ai voulu m’impliquer davantage
. »

Russell : « Tout le monde est
attaché à son point de vue »

S’il y a eu des tensions entre le GPDA et le président de la
Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) l’an passé face à
la volonté de ce dernier de sanctionner les écarts de langage,
George Russell assure à titre personnel vouloir «
simplement travailler collectivement avec ceux qui nous entourent
pour obtenir le meilleur pour tout le monde »
et ne pas
entrer en conflit avec les autorités sportives afin d’obtenir « le
meilleur pour eux en tant que sport, le meilleur pour eux en tant
que législateur, et ensuite le meilleur pour nous en tant que
pilotes ». En tout cas, il ne compte pas rester silencieux même si
son avis peut diviser. « On arrive à un point où on ne
regarde même plus, on ne lit plus, parce que tout le monde a une
opinion différente
, a-t-il lancé pour conclure cet
entretien. Tout le monde est attaché à son point de
vue
. Mais franchement, ce n’est pas quelque chose qui me
préoccupe vraiment. Je ne regarde pas, donc ça ne me dérange pas.
»

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