31 December 2025 23:08

Galthié prévient, les Fidji ne seront pas faciles !

Lors de sa conférence de presse
suite à l’annonce de sa composition d’équipe pour le match face aux
Fidji, Fabien Galthié est revenu sur le retour de Charles Ollivon
et Grégory Alldritt dans le XV de France, au nom de la concurrence
et de l’émulation qui lui sont chères.

Fabien Galthié, comment avez-vous vécu cette semaine
?

Comme toutes les défaites à domicile, ce sont des moments
difficiles. Forts de l’expérience que nous avons acquise depuis
sept ans, nous savons que nous devons être prêts à passer par des
moments difficiles : les blessures, mais aussi les défaites, qui
amènent le doute, la pression. C’est quelque chose qui nous rend
plus forts, et c’est avec plaisir que lundi nous nous sommes remis
au travail.

Avez-vous été surpris de la sévérité des critiques
?

Non. A ce niveau-là, la lumière est tellement forte qu’il faut être
en capacité de traverser la lumière comme le chaos. C’est normal.
C’était un match de reprise, le premier depuis neuf mois, on
n’avait que cinq entraînements. Et je voudrais remercier le public
du Stade de France, qui nous a beaucoup aidés. Et on sent qu’on
sera soutenu de la même manière par le public de Bordeaux, le
public du Sud-Ouest.

Votre équipe continue-t-elle à progresser ?
Chaque rassemblement nous permet de nous mesurer aux meilleurs, et
notre objectif, c’est d’être les meilleurs, quoi qu’il arrive. Dans
ce match, il y a des moments où nous sommes très satisfaits de la
performance, et d’autres où nous sommes en difficulté, très
clairement. Tout le vécu que nous avons sur ce match nous aide à
nous améliorer. Notre vision n’est pas court-termiste, elle est
aussi à moyen terme.

Galthié : « Les Fidji, une
équipe à prendre au sérieux »

Vous dites que vous n’avez plus joué depuis neuf mois,
la Tournée en Nouvelle-Zélande ne compte-t-elle pas ?

C’est une équipe différente. La meilleure équipe de France, vous
l’avez cet hiver. L’équipe en Nouvelle-Zélande, c’est une sélection
du 3e ou 4e niveau de l’équipe de France, car
nos meilleurs joueurs restent en France pour se reposer ou jouer la
finale du Top 14. Ce qui est intéressant, c’est qu’on retrouve dans
cette équipe de samedi quelques joueurs qui ont bénéficié des
Tournées d’été.

Que pensez-vous des Fidji ?
Les Fidjiens sont des joueurs de grande qualité. On les voit en
club, on sait très bien quel est le niveau individuel de ces
joueurs, à ne pas sous-estimer. C’est une équipe à prendre au
sérieux, qui est très particulière. Il faut prendre conscience du
niveau de l’adversaire, et ensuite jouer au rugby, se faire
plaisir.

Pourquoi avoir choisi de titulariser Charles Ollivon en
deuxième ligne ?

Lors de son dernier match avec nous, il y a un an avant qu’il se
blesse, il avait été élu homme du match. Donc il mérite le maillot,
de par ses performances en club et en équipe de France. Thibaud
Flament et Mickaël Guillard sont blessés, donc dans cette rotation,
Charles a l’opportunité de revenir en équipe de France au poste de
4. Il n’a jamais joué en 4 avec nous, mais s’est entraîné plusieurs
fois, et il joue avec Toulon en 4 de façon plus régulière cette
année. Et pour avoir échangé avec lui et son entraîneur Pierre
Mignoni, c’est quelque chose qui nous semble cohérent.

Galthié : « Il faut être en
capacité d’accepter les rotations et l’émulation »

Grégory Alldritt, en tribunes contre l’Afrique du Sud,
fait son retour. Pourquoi ?

D’abord, il faut parler de Mickaël Guillard, qui performe depuis un
an avec nous. C’est important de développer la concurrence.
L’ambition, c’est d’avoir au moins trois joueurs par poste. Au
poste de n°8, depuis six ans, c’est Greg qui tient la barraque.
C’est un joueur de classe internationale qui joue 30 matchs par an
depuis quatre ans, voire plus, sur un poste où vous avez un nombre
de contacts très important. C’est un joueur qui a besoin de se
régénérer et qui a besoin de jouer. Je trouve ça cohérent qu’il
soit dans les 28 samedi dernier, puis titulaire ce samedi, alors
que Mickaël Guillard avait bénéficié de la dynamique de la Tournée
d’été. Il faut que les joueurs qui jouent l’été aient une
possibilité de jouer l’hiver, sinon ça va être difficile de trouver
une cohérence à notre travail. Mickaël compte à ce poste de n°8 en
France aujourd’hui, il a fait 46 minutes de très haut vol. A ce
niveau-là, il faut être en capacité d’accepter les rotations et
l’émulation. C’est déjà arrivé avec d’autres joueurs, et ces
joueurs-là, ce sont des exemples dans le comportement.

En l’absence de Uini Atonio, personne ne semble
s’imposer au poste de pilier droit, êtes-vous inquiet
?

On travaille à donner la possibilité aux joueurs qui jouent pilier
droit en France à venir chercher ce poste de pilier droit. Uini est
blessé, Tevita Tatafu aussi. On a Régis, Thomas Laclayat, Dorian
Aldegheri… Il y a des opportunités ET notre travail c’est de
développer des potentiels.

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