2 January 2026 20:16

F1, les nouveaux moteurs pointés du doigt

La saison 2026 de Formule 1
reprend dans un peu plus de deux mois à l’occasion du Grand Prix
d’Australie. La nouvelle réglementation entre en vigueur en 2026,
notamment concernant les moteurs, ce qui ne plaît pas à tout le
monde…

C’est évidemment LA nouveauté de cette saison 2026 en Formule 1
: La nouvelle réglementation. Annoncée depuis quelques années déjà,
la mesure s’apprête à entrer en vigueur dans deux mois. Au menu :
Nouveaux châssis plus étroits et plus petits mais dotés d’un
aérodynamisme actif et également de nouveaux moteurs de nouvelle
génération, avec une plus grande partie électrique. Et plusieurs
autres nouveautés comme des modes « X » ou « Z », un boost
électrique etc… Mais il faut croire que les écuries sont toujours
en train de réfléchir sur la manière de faire progresser ces
nouveaux moteurs. À commencer par le nouveau venu de la saison
prochaine : Cadillac.

Dans un entretien accordé au média Autocar, Pat
Symonds, consultant pour l’écurie américaine et aussi ancien
directeur technique de la F1, n’a pas été tendre avec les moteurs.
« Avec la partie moteur de 2026, la FIA a dit vouloir impliquer
davantage les manufacturiers (Mercedes, Ferrari, Honda, Audi, Red
Bull Ford), explique l’ancien ingénieur de Fernando Alonso.
Malheureusement, quand vous laissez un comité dessiner un cheval de
course, vous finissez avec un chameau. »

Des tests à la fin du
mois

Relancé sur son point de vue sur la question, Pat Symonds a
réitéré ses interrogations concernant ce changement drastique pour
2026 décidé il y a plusieurs années. « Quand on a fait les voitures
de 2022, nous avons écouté ce que les équipes nous disaient, mais
nous les avons gérées de main ferme, a expliqué le Britannique.
Nous leur avons dit « d’accord, nous vous écoutons, mais nous
allons faire cela »
. Donc nous avons pris en considération
certains de leurs retours. Nous savions qu’elles avaient toutes
leurs intérêts. Nous avons ainsi été assez rigides sur ce que nous
voulions. »

Le consultant Cadillac ne s’est pas fait prier pour égratigner
la FIA, coupable à ses yeux d’avoir cédé à une écurie en
particulier sur une proposition de récupération d’énergie sur le
train avant et les roues. « Malheureusement, à cause de
l’approche du comité technique de la FIA, une équipe était très
opposée à cette récupération par l’essieu avant. Je crois que le
président d’alors, Jean Todt, pensait que nous voulions parler de
quatre roues motrices, ce qui n’était pas le cas, nous parlions de
récupération d’énergie. À cause de cette approche démocratique, un
des cas où la démocratie n’est pas une bonne chose, nous avons fini
avec ce chameau. Oui, il existe des manières de contourner cela,
mais pas des bonnes. »
Les premiers tests hivernaux sont
prévus du 26 au 30 janvier prochain à Barcelone avant deux autres
sessions à Bahreïn (11 au 13 février puis 18 au 20 février).

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