Evenepoel trahi sur le Tour !

Remco Evenepoel a souvent
souffert du manque de soutien de ses coéquipiers chez Soudal
Quick-Step. Pour Philippe Gilbert, cette absence de relais sur les
grands tours a été une véritable trahison.
Le transfert de Remco Evenepoel vers Red Bull-BORA-hansgrohe
fait grand bruit dans le peloton. Après sept ans passés chez Soudal
Quick-Step, où il s’est imposé comme l’un des meilleurs cyclistes
au monde,
le Belge s’apprête à rejoindre une formation plus
expérimentée, aux côtés de Primoz Roglic et Florian
Lipowitz, récent 3e du Tour de France 2025. D’après Philippe
Gilbert, consultant pour Le Soir, ce choix n’est pas
surprenant et correspond à une logique sportive et économique.
Selon Gilbert, Evenepoel avait atteint un certain confort chez
Quick-Step, s’entourant de personnes qui validaient tous ses choix
sans le challenger. « Remco a raison de sortir de sa zone
de confort… Il disposera d’une base technique et technologique plus
solide et riche, nécessaire aux progrès qu’il
recherche », explique l’ancien champion belge. Ce
changement devrait lui permettre de progresser et de se remettre au
défi, loin de la bulle protectrice de son ancienne équipe.
Cependant, chez Red Bull-BORA-hansgrohe, le Belge va devoir
gagner sa place et composer avec un collectif plus fort.
« Il va se retrouver un peu comme au début de sa carrière…
La saison prochaine, il devra se battre pour exister dans un
collectif intrinsèquement plus fort que celui dans lequel il
évoluait jusqu’ici », ajoute Gilbert.
« Ses équipiers étaient trop faibles »
Le consultant insiste également sur la dimension tactique de la
nouvelle équipe, là où Evenepoel manquait de repères sur les grands
tours. Il précise : « BORA, tactiquement, c’est très bon…
Cet aspect tactique développé, c’est ce qui manquait à Remco
jusqu’ici. Il va faire face à des patrons sportifs capables de lui
imposer des choix. C’est exactement ce dont il a besoin pour
franchir un cap. » Cette rigueur devrait permettre à
Evenepoel de franchir un palier et d’aborder les courses majeures
avec de meilleures armes.
Pour réussir, le rôle de ses futurs coéquipiers sera également
déterminant sur les grands tours. « Ses équipiers étaient
trop faibles pour assumer un maillot jaune sur trois semaines. Chez
Red Bull, s’il prend le maillot, il y aura des gars capables de
rouler jusqu’à Paris pour le protéger. Ce type de rupture
volontaire peut relancer une carrière et ouvrir un nouveau cycle.
Il se met en difficulté, tant mieux », conclut
Gilbert.


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