18 February 2026 07:21

Emilien Jacquelin comme Zinedine Zidane

Héros de la victoire des Bleus
dans le relais masculin, Emilien Jacquelin a été submergé par
l’émotion à l’arrivée. Comme Zinedine Zidane avant
lui.

Le biathlon tricolore s’est trouvé un nouvel héros mardi, sur le
site d’Antholz. Si Fabien Claude, Emilien Jacquelin, Quentin
Fillon-Maillet et Eric Perrot sont entrés dans la légende du sport
français en décrochant l’or olympique sur le relais masculin, le
premier de l’histoire dans la discipline, Emilien Jacquelin a tout
particulièrement marqué les esprits.

Alors que les Bleus pointaient en 15e position après
le premier relais de Fabien Claude, en grandes difficultés au tir,
le natif de Villard-de-Lans a livré un véritable récital sur les
skis et s’est également montré très solide derrière la carabine,
rendant une copie parfaite sur le tir couché et ne piochant qu’une
fois sur le debout. De quoi permettre à la France de passer en tête
même s’il a baissé de rythme en fin de relais.

«  Je connais trop bien mon sport pour savoir
qu’un relais, même avec un tour de pénalité ce n’est pas la mort.
Rien n’est fait. Il y a quatre relais, c’est long. Il y a plus
d’1h20 de course. Il y a le temps de se refaire,
a-t-il
expliqué après coup au micro de France TV. J’ai attaqué ce
relais en essayent de lisser mon effort. Dès le premier tour, j’ai
vu que je reprenais du temps. Le couché je l’ai fait comme ces
derniers jours. Ça s’est très bien passé. Et le deuxième tour,
encore une fois, à ce moment-là je trouvais que ça ne skiait pas
assez vite. Pourquoi attendre ? »

« C’est les émotions »

Relancé sur les émotions ressenties, Emilien Jacquelin a alors
paraphrasé Zinedine Zidane en personne. « C’est les émotions.
Je ne sais pas quoi te dire écoute »,
a-t-il soufflé avec un
accent chantant. Une référence à une séquence de Zizou fondant en
larmes devant des images d’archives de sa carrière montées à
l’occasion du 40e anniversaire de Téléfoot.

« C’est les émotions, a-t-il poursuivi. Sur le
dernier tir d’Éric (Perrot), en fait toutes les émotions, il faut
les vivre, même le stress, la peur, même si ça devait mal se
terminer. C’est des émotions folles et les Jeux olympiques c’est ça
avant tout. Il y a des larmes de joie, parfois aussi de tristesse.
J’ai eu les deux sur ces Jeux. Et du coup… la médaille d’or c’est
incroyable. »

Author