Ducos se voit battre le record de Diagana

Présent ce week-end à Kingston
pour la nouvelle compétition d’athlétisme lancée par Michael
Johnson, Clément Ducos se dit certain de battre un jour le record
de France du 400m haies de Stéphane Diagana.
C’est l’un des plus vieux records de France de l’athlétisme. Le
5 juillet 1995, à Lausanne, Stéphane Diagana courait son 400m haies
en 47″37, ce qu’aucun athlète français n’avait réussi avant lui.
Pour la septième fois, celui qui deviendra deux ans plus tard
champion du monde de la discipline battait son propre record de
France, qu’il avait chipé à Jean-Claude Nallet en 1990, en
réussissant un chrono de 48″92. Trente ans plus tard, ce record de
France semble ne plus tenir qu’à un fil.
Stéphane Diagana pourrait bien avoir trouvé son
successeur, en la personne de Clément Ducos, encore inconnu du
grand public il y a un an, mais qui a terminé au pied du podium
lors de la finale des Jeux Olympiques de Paris 2024. Dans
la foulée, le Girondin, qui s’entraîne aux Etats-Unis, avait battu
son record personnel lors du meeting de Chorzow en Pologne, en
47″42. Avec cinq centièmes de retard sur le record de France,
Clément Ducos, qui vient de fêter ses 24 ans, nourrit de grandes
ambitions, comme il l’a confié dans un entretien à
l’AFP.
Ducos : « Diagana n’avait pas
nos nouvelles chaussures, les nouvelles pistes »
« Je suis certain de battre ce record de France, ça me booste
tous les jours à l’entraînement. Mais Diagana n’avait pas nos
nouvelles chaussures, les nouvelles pistes, c’est très différent
désormais. Son niveau de l’époque représente 46″30, 46″40
aujourd’hui je pense. Battre son record de France ce serait
aussi lui montrer du respect, c’est une grande figure de
l’athlétisme ».
Dans un athlétisme français en manque de stars et de résultats,
Clément Ducos se dit prêt à prendre le leadership : « Je suis un
jeune qui adore son sport, j’ai mis toute ma vie au service de la
performance j’ai réussi aux Jeux Olympiques et je veux continuer.
Je pense que je représente la jeunesse, le talent français. Je ne
représente pas forcément la réussite française parce que j’ai dû
partir aux États-Unis. Chez les jeunes je n’étais pas le meilleur,
loin de là. J’espère que certains se reconnaîtront et continueront
leur rêve même s’ils ne font pas partie des meilleurs jeunes.
J’étais bon sans être excellent, on ne m’a pas proposé d’entrer à
l’Insep, avec les meilleurs coachs. Je n’avais pas d’aide
financière, mais je savais au fond de moi que je pouvais faire de
grands chronos. Partir a été inévitable. » Pour le moment,
cela lui réussit, et sa carrière au plus haut niveau ne fait que
commencer…


Comments 0