De Zerbi passe aux aveux

Une semaine après sa tribune
contre la presse, Roberto De Zerbi s’est laissé aller à un
confidence ce samedi face aux médias, après le match nul de l’OM
contre le Paris FC.
Trois jours seulement après sa sortie catastrophique de la scène
européenne, l’OM n’a pas su repartir de l’avant en championnat,
contrarié sur la pelouse du Paris FC (2-2) après avoir mené 0-2
sans forcer jusqu’à la 82e minute de jeu. Un nouveau
résultat décevant forcément mal vécu par Roberto De Zerbi.
« On le vit mal, bien sûr. C’est difficile à expliquer.
Je suis là devant vous car il le faut… On a dominé 80 minutes puis
dans les dix dernières, la lumière s’est éteinte. Il faut jouer
jusqu’à la fin du match et avoir envie, c’est le maitre mot. Il
faut avoir envie. On doit comprendre que ce n’est pas suffisant, ce
qu’on fait globalement n’est pas suffisant », dixit le
stratège italien.
Pour autant, pas question de jeter l’éponge alors que la rumeur
d’un départ a fait suite au fiasco de Bruges ces jours-ci.
« Je suis toujours prêt à partir à la guerre. Je viens
d’en bas vous savez, j’ai commencé dans le caniveau et j’ai gravi
les échelons. Je suis habitué à batailler. Ce qui m’énerve, c’est
qu’on peut faire mieux, souffle RDZ. Moi je prends ma part
de responsabilité car je suis l’entraîneur, on pourrait jouer
contre Rennes dans dix minutes sans problème (le huitième de
finale de Coupe de France prévu mardi soir, ndlr). »
« Je ne vous dis évidemment pas tout ce que je
pense »
Et l’intéressé de se fendre d’un moment de sincérité absolu pour
compléter sa réponse à la presse, passée la traduction.
« Je ne vous dis évidemment pas tout ce que je pense, ce
n’est pas un manque de respect mais la conférence de presse n’est
pas le lieu adéquate pour dire les choses aujourd’hui. Je le fais
dans le vestiaire auprès des joueurs ou en réunion… »
Une manière polie de confier que ses joueurs, eux, savent à quoi
s’en tenir. Le coach des Marseillais attendant davantage de
générosité de la part de ses troupes. « Il faut tout
donner. Entendre tout ce public pour l’OM, ici à Paris, après le
premier but notamment, ça donne la chair de poule. On doit bien
comprendre où on est quand on joue à Marseille. Ce qui s’est passé
aujourd’hui prouve une fois encore que nous sommes le plus grand
club de France. Ça m’énerve qu’on ne sache pas rendre autant à nos
supporters. »


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