23 January 2026 09:30

Corentin Moutet, les mots forts après la défaite

Eliminé au troisième tour de
l’Open d’Australie par Carlos Alcaraz, Corentin Moutet n’a pas eu
de mal à reconnaitre la supériorité de son adversaire, mais a tenu
à mesurer le chemin parcouru entre ses débuts dans le tennis et le
fait d’affronter le n°2 mondial sur un grand court.

Battu 6-2, 6-4, 6-1 en un peu plus de deux heures par Carlos
Alcaraz, le dernier Français en lice en simple à l’Open d’Australie
Corentin Moutet n’a pas réussi de miracle. Après le match, le n°36
mondial a d’ailleurs reconnu la supériorité de son adversaire.
« C’était dur. Il a été bien meilleur que moi. Je suis arrivé
sur le match avec plein de bonnes intentions, en essayant de me
concentrer sur moi, d’être agressif, de jouer contre moi plutôt que
contre l’adversaire. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre à part
à un super joueur évidemment. »

« J’y suis allé avec mes armes, avec le cœur, mais ce
n’était pas suffisant. Jouer Alcaraz, ça demande de faire des
points presque parfaits à chaque fois. A un moment, je menais, j’ai
essayé de me détacher du score, de jouer de plus en plus juste. Je
n’ai pas grand-chose à me reprocher à part d’être un joueur moins
fort que lui. Je ne dirais pas que c’était une bonne expérience
parce que j’ai perdu, mais je suis content d’avoir vécu ça »,
a-t-il reconnu au micro d’Eurosport.

Moutet : « Il ne faut pas
oublier que le chemin est immense »

Un peu plus tard, en conférence de presse, le joueur de 26 ans
est sorti du domaine purement tennistique pour se montrer plus
philosophe. Jouer sur la Rod Laver Arena contre le n°2 mondial
n’est pas à la portée de tout le monde, et le natif de
Neuilly-sur-Seine a tenu à rendre hommage à ses parents Rodolphe et
Alexandra, qui lui ont permis d’atteindre ce niveau, même s’il
n’est pas encore au sommet du tennis mondial. « Souvent, on
est dur avec nous. On parle des matchs, on parle des défaites, on
parle de notre prestation. Mais il ne faut pas oublier que, pour en
être là où j’en suis aujourd’hui, comme tous les autres joueurs, le
chemin est immense. J’ai commencé le tennis à deux ans, donc il y a
24 ans. J’étais très loin d’imaginer qu’un jour, je serais sur le
central contre le numéro 1 mondial. J’en suis assez reconnaissant.
J’ai envoyé un message à mes parents, d’ailleurs, avant le match
pour les remercier », a-t-il confié dans des propos relayés
par l’Equipe.

Avant de poursuivre son bel hommage : « J’ai fait des
tournois, comme tout le monde, contre des adultes où mes parents
m’emmenaient après l’école, où je faisais mes devoirs dans la
voiture. Où je me changeais après l’école pour aller à
l’entraînement. Mes parents en ont fait des trajets en voiture pour
m’emmener à droite, à gauche, pour me donner la chance, peut-être,
un jour, d’y arriver. Sans que ce soit sûr. » Numéro 31
mondial à son meilleur classement et finaliste de trois tournois
ATP, Corentin Moutet n’est peut-être pas encore
« arrivé » là où il voulait, mais le match de ce vendredi
contre Alcaraz va sans doute l’aider pour la suite.

Author