9 February 2026 16:13

C’est fini pour les Bleues

Contrainte de l’emporter avec
deux buts d’écart pour continuer à croire aux quarts de finale,
l’équipe de France féminine de hockey s’est inclinée 2-1 après
prolongation contre l’Allemagne et quitte donc ses premiers JO avec
quatre défaites au compteur.

L’apprentissage aura ressemblé à un long chemin de croix pour
l’équipe de France féminine de hockey sur glace. Les Bleues, dont
seulement trois joueuses sont professionnelles (en Suisse)
prenaient part à leurs tout premiers Jeux Olympiques, à Milan, et
l’aventure s’est soldée par quatre défaites en quatre matchs.
Battue par l’Italie, le Japon et la Suède, la France avait
encore un petit espoir de qualification, en cas de victoire par
deux buts d’écart contre l’Allemagne, combinée à des résultats
favorables dans la soirée.
Mais les Françaises se sont
inclinées 2-1 après prolongation.

Les Bleues ont offert une belle résistance, à commencer par
Alice Philbert, qui a réussi 45 arrêts (contre 13 pour son
homologue allemande), mais elles ont fini par craquer. C’est Laura
Kluge qui a ouvert le score pour l’Allemagne, en supériorité
numérique, à 35 secondes de la fin du premier tiers, d’un tir à 5m
côté droit. Les Allemandes ont ensuite pilonné le but français tout
au long du deuxième tiers, puis au début du troisième, et
alors que les Françaises n’avaient tiré que 13 fois au but, contre
33 pour leurs adversaires, elles sont parvenues à égaliser à la
54e, par Estelle Duvin, près du but.
Il restait alors six
minutes pour marquer deux buts et encore croire aux quarts. Mais le
miracle n’a pas eu lieu.

Des regrets et de la fierté pour
les Bleues

Les deux équipes ont donc dû disputer une prolongation, et après
67 secondes, Katarina Jobst-Smith a donné la victoire à son équipe,
dans l’axe à 6m du but. Le rêve olympique prend fin pour les
Bleues, alors que l’Allemagne se rapproche des quarts, à condition
que le Japon ne batte pas le leader suédois. « C’est dur, car
on aurait pu aller chercher une première victoire historique, a
regretté l’ailière Clara Rozier au micro de France 2. Mais
on peut être fières, car c’est le premier match où on fait vraiment
les 60 minutes. Ca fait plaisir de voir qu’on peut
rivaliser contre une top nation. Il y a quand même du positif sur
ces Jeux. C’est énormément d’expérience et c’était vraiment hyper
enrichissant d’être là
. » L’aventure reste belle pour
les Françaises, qui s’étaient qualifiées grâce à la suspension de
la Russie, mais qui savent déjà qu’elles seront au rendez-vous en
2030, dans les Alpes. Il reste quatre ans pour travailler.

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