Bisbille chez les Bleus de 98

Champion du monde avec l’équipe
de France en 1998, Bernard Lama a raconté une anecdote survenue
avec l’un de ses anciens coéquipiers.
Il fait partie des vingt-deux footballeurs entrés dans
l’histoire de l’équipe
de France en 1998. Cette année-là, Bernard Lama et les Bleus
d’Aimé Jacquet étaient sacrés champions du monde au terme de la
finale remporté au stade de France face au Brésil (3-0). La fin
d’une épopée folle et d’une aventure de groupe à nulle autre
pareille. Mais tout n’a évidemment pas toujours été un long fleuve
tranquille.
L’ancien gardien de but international a raconté un épisode dont
il a été l’un des acteurs principaux. Invité du podcast Le décrassage, Bernard Lama est
d’abord revenu sur son expérience avec les Bleus de 98. Une
expérience forcément un peu spéciale puisqu’il n’a pas joué une
minute durant la Coupe du monde. « J’étais chanceux d’être
là, parce que ma saison a été compliquée. Je n’ai pas joué en
première partie de saison, après je suis parti à West Ham (…). Si
j’avais démarré tout de suite avec West Ham, je pense que j’aurais
eu plus de chances de démontrer que j’étais encore capable d’être
titulaire. »
Mais Bernard Lama a su faire la part des choses après avoir tout
de même dû « encaisser le choc », avant
« de (se) mettre à disposition de Fabien
(Barthez)« . L’occasion pour le Guyanais de rappeler
une vertu essentielle. « Le football est un sport
collectif. On n’est pas tout seul. On ne peut pas gagner tout
seul. »
France 98, l’anecdote de Bernard Lama
Et c’est cette réflexion qui lui a soudainement rappelé un
souvenir d’une discussion qu’il a eu à l’époque avec un ancien de
l’équipe de France. « Je me souviens qu’il y a un de mes
coéquipiers qui est venu me voir un jour dans la chambre à
Clairefontaine pour me dire : ‘Bon, demain je leur dis que je
suis blessé et je m’en vais’. Je l’ai regardé et je lui ai dit
: ‘Qu’est-ce que tu me racontes ? Tu racontes n’importe quoi.’
Parce que bon… Il sentait qu’il n’allait pas être titulaire. Je
lui ai dit : ‘Tu sais, la Coupe du monde, on ne va pas la
gagner à onze. Donc, – excusez-moi l’expression – tu
fermes ta gueule et tu restes là’. »
Sans citer le nom de ce fameux joueur mystère des Bleus, Bernard
Lama a tout de même livré un gros indice au moment de conclure son
anecdote. « Ce jour-là, il était titulaire en
finale. » Présent sur la pelouse en défense centrale à la
place d’un Laurent Blanc, habituel titulaire mais suspendu en
raison de son expulsion face à la Croatie en demi-finale, Frank
Leboeuf ce sera peut-être reconnu dans cette tranche de vie contée
par Bernard Lama.


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