23 January 2026 22:14

Alexis Pinturault, la fin évoquée

A l’aube de peut-être disputer
ses quatrièmes Jeux Olympiques, le mois prochain à Milan-Cortina,
Alexis Pinturault (34 ans) ne sait pas encore s’il sera encore en
activité l’an prochain. Le skieur de Courchevel a déjà réfléchi à
la question mais avoue qu’il n’a pas encore la réponse à ce
jour.

Avec aucune course terminée dans le Top 10 depuis le début de
l’hiver (NDLR : Son meilleur résultat cette saison a été une 11e
place sur le géant de Beaver Creek le 7 décembre dernier), Alexis
Pinturault, au même titre que d’autres skieurs de l’équipe de
France qui peinent eux aussi à retrouver leur meilleur niveau, a de
quoi redouter lui aussi la sélection des skieurs alpins pour les
Jeux Olympiques de Milan-Cortina, qui sera dévoilée en début de
semaine prochaine.

Et ce en dépit du statut du skieur de Courchevel, qui reste une
légende aux yeux de tous les supporters français en dépit de cette
fin de carrière compliquée pour un « Pintu » qui avait
retrouvé les pentes de la compétition en octobre dernier après sa
grave blessure (NDLR : Fracture du plateau tibial interne du genou
droit). Cette saison, décevante jusque là, pourrait d’ailleurs être
la dernière pour le double champion du monde du combiné alpin.
L’intéressé ne cache pas qu’il se pose la question de sa retraite
depuis un moment.

Pinturault : « Cela va
dépendre si je continue à m’amuser »

Il n’a pas la réponse pour autant, à l’entendre, de la même
façon que le Savoyard ne sait même pas s’il sera encore en activité
à la rentrée. « La fameuse question… À laquelle moi-même je ne
suis pas capable de répondre. Je me laisse du temps de réflexion,
de voir comment cela se passe, quelle sera ma motivation, mon
envie… », jure Pinturault dans Le Figaro. Sans avoir à lire
entre les lignes, il semble évident que le double médaillé de
bronze olympique (à Sotchi et Pyeongchang, sur le géant) n’entend
pas raccrocher trop précipitamment, alors qu’il a précisément
rechaussé les skis depuis peu.

« Un retour de blessure demande beaucoup d’énergie. De
faire tous ces efforts exige beaucoup de temps et de sacrifices.
Forcément, quand on fait tous ces efforts, on n’a pas envie que
cela ne soit que pour quelques mois de compétition en plus. On a
envie que cela dure un peu plus. » Un critère devrait
permettre au natif de Moûtiers de trancher.

« Cela va dépendre si je continue à m’amuser »,
insiste bien « Pintu », qui adaptera également sa
décision à cette « flamme » – « qui est là mais
est-ce qu’elle va rester longtemps » – ainsi qu’à ses
résultats (« seront-ils suffisant »). Une chose est sûre
: qu’il se relance ou pas pour une nouvelle année, le médaillé
d’argent des Jeux de Pyeongchang sur le combiné n’ira pas au-delà.
« Au maximum, je ferai encore une saison après les Jeux 2026
et après, cela s’arrêtera. » Et ça, ça a le mérite d’être
clair.

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