Affaire Hakimi, des sms troublants

Des éléments troublants ont été
révélés ce week-end quant à l’affaire qui secoue le PSG et son
défenseur latéral marocain Achraf Hakimi.
Le parquet de Nanterre requiert un procès pour viol présumé à
l’encontre d’Achraf Hakimi. A l’origine de cette affaire, une
soirée de février 2023 durant laquelle une jeune Francilienne
assure avoir été victime d’attouchements au domicile du
défenseur du
PSG. Des faits qui l’ont poussée à déposer une main
courante deux jours plus tard.
A l’époque, l’intéressée refuse de porter plainte et de
consulter un médecin légiste. Seulement son signalement au
commissariat de Nogent-sur-Marne n’est pas resté sans suite.
« Six ans après le mouvement #MeToo, les politiques
publiques ont changé et les parquets, désormais, s’auto-saisissent
des affaires de violences sexuelles, quand bien même il n’y aurait
pas de plainte », rappelle ainsi L’Equipe.
Une vérité arrangée ?
Alors embarquée dans un tourbillon médiatico-judiciaire qui l’a
rapidement dépassée, la jeune femme a dû faire face depuis à
différentes auditions contradictoires. Les enquêteurs et la justice
se penchant notamment sur les sms qu’elle a pu échanger ce soir-là
avec sa meilleure amie, celle-là même qui viendra la chercher chez
le footballeur après ses appels au secours.
Spontanément, la victime présumée a partagé avec les autorités
les captures d’écran suivantes: « C très grave » ; «
Je rentre, c très grave » ; « Je t’en supplie,
dépêche-toi, c très grave, il me viole, la vie de ma mère » ;
« J’arrive pas à partir ». Autant de messages envoyées
cette nuit-là à son amie. « Une tentative de dissimuler la
vérité », tonne auprès du quotidien sportif susmentionné Me
Fanny Colin, l’avocate d’Achraf Hakimi.
« Humour noir » ou préméditation ?
Cette dernière en effet déplore que la plaignante n’ait pas été
encline à montrer aussi naturellement aux enquêteurs les textos par
ailleurs échangés avec la même interlocutrice avant son rendez-vous
avec le joueur du PSG. « Ah j’ai le démon mdr » ; «
Je v le bz », par exemple. Et les deux jeunes femmes de
faire allusion à la chanson d’un rappeur vantant le fait
de « prendre un risque pour mettre la mif (la
famille, ndlr) à l’abri ».
Au cours de cette conversation, la fameuse amie apparaît des
plus investies: « Essaie de choper les codes et tout » ; «
On va aller le dépouiller », écrit-elle notamment.
« Des plaisanteries » et « de l’humour
noir », plaideront-elles par la suite face aux policiers. La
supposée victime arguant du reste qu’elle n’aurait jamais eu de
tels échanges avec une amie si son intention première avait été de
soutirer de l’argent à l’international marocain, lequel réfute
totalement les allégations de celle-ci.


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